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Baisse des dotations : les collectivités locales vendent les bijoux de famille

Confrontées aux baisses de dotations, les collectivités locales doivent se résoudre à vendre des biens très divers pour réaliser des économies : parkas de pompiers, stères de bois, orgue de conservatoire...

Amandine Begot La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Baisse des dotations : les collectivités vendent les bijoux de famille Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet Journaliste RTL

76 parkas de pompiers, cinq stères de bois, la table d'écolier de notre enfance ou un orgue de conservatoire. En voilà un inventaire à la Prévert ! Ce bric-à-brac, ce n'est pas le vide-grenier en bas de chez moi, c'est le vide-grenier géant des collectivités locales.

Et c'est à la une du Parisien. L'État a réduit ses dotations, Emmanuel Macron a prévenu : sur l'ensemble du quinquennat, il faudra faire 13 milliards d'euros d'économies. Alors on vend les bijoux de famille. 

Un ancien hôpital près de Saumur, un presbytère à deux pas du Mont-Saint-Michel, un bateau classé monument historique en Gironde. Mais aussi des verres à porto, ou une mini-pelleteuse. Un rêve de gosse bradé 7.000 euros par les communes des Landes. 
Quand vous vendez votre vélo, vous allez sur le Bon Coin.

Les collectivités, elles, ont recours à des sites spécialisés. Webenchères ou Agorastore. L'idée, dit une responsable, c'est bien sûr de gagner de l'argent mais aussi de ne pas en perdre. Parce qu'entretenir de vieux bâtiments, ou remiser de vieilles tondeuses à gazon, ça coûte cher à la longue. Alors autant s'en séparer, en espérant des jours meilleurs.

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Ce n'est pas pour tout de suite : les communes vont devoir encaisser la suppression de la taxe d'habitation. Allez, je vous rajoute 13 plaques funéraires de l'Isle sur-la-Sorgue pour la modique somme de 50 euros. À notre mamie. Souvenir des voisins. Il manque juste : à ma chère dotation, regrets éternels.

La science se penche sur les harceleurs

Aux manettes : Gerald Darmanin, ministre des Comptes publics. Et aujourd'hui visé par une plainte pour viol. Une plainte qui revient après avoir été classée sans suite une première fois en juin 2017. Entre-temps, il y a le scandale Weinstein. Et des témoignages à n'en plus finir de femmes violées, agressées, contraintes. Par des hommes de pouvoir, des patrons, des politiques, des décideurs.

Mais c'est quoi leur problème ? Le Figaro s'interroge. Quelle ivresse les emporte au point de mettre en jeu leur carrière, leur destin, leur famille ? Ce sont les scientifiques qui répondent. Pour le biologiste, le sexe et le pouvoir empruntent les mêmes chemins. C'est une question de testostérone. Prendre des décisions, poser des actes de courage plusieurs fois par jour amène à se soumettre régulièrement aux pics de testostérone.

Avec la tentation de s'y accrocher. Il faut aussi compter avec le stress, dit le psychiatre. Car les pics de stress peuvent être interprétés comme de l'excitation sexuelle. Une étude américaine a ainsi testé des étudiants. Pour rencontrer une jeune femme, ils devaient traverser un pont vertigineux, genre Indiana Jones. Eh bien ces jeunes gens étaient ensuite beaucoup plus entreprenants sexuellement que ceux qui n'avaient pas eu la trouille de leur vie.

Mais la clef de tout, ce serait la philia. Un terme grec qui unit l'action, l'admiration et le désir. En clair : être engagé ensemble pour une même cause crée fatalement une attirance. Et la philia peut se transformer en éros. Les chiffres le confirment : 7 personnes sur 10 avouent avoir déjà fantasmé sur un collègue.

Gomorra dans le viseur des autorités

Du fantasme au passage à l'acte. En Italie, les enfants regardent trop la télé. Dans le Monde ce lundi 29 janvier, une image troublante : huit enfants qui posent ensemble sur le seuil d’un immeuble décrépi, les armes à la main. Ils ont 10 ou 11 ans, les rondeurs de l’enfance mais une attitude qui hésite entre l'exercice imposé de la photo de classe et l’air de défi d’une bande de voyous.

Chacun son instrument : pistolet, couteau, masse, batte de base-ball. Ils se font appeler le "gang de la Parochiella", ils sévissent dans le quartier espagnol, en plein centre historique de Naples, et cette photo diffusée sur Facebook a fait le tour de l’Italie en quelques jours. Visages floutés bien sûr, puisqu'ils sont mineurs. Mais pas innocents.

Pour l'opinion, pour les autorités, ce baby gang est devenu le symbole d'un phénomène inquiétant : la multiplication d’agressions commises par des groupes de mineurs parfois très jeunes, en plein jour, dans les gares et tous les lieux publics. Et la justice a trouvé un coupable : Gomorra, cette série télé qui met en scène les guerres de clan de la Mafia napolitaine.

L'affaire prend de l'ampleur, Naples veut interdire les tournages dans les rues de la ville. Mais l'auteur de Gomorra, Roberto Saviano, coupe court : "Gomorra est tiré de la réalité, elle ne l’inspire pas ! Et ces enfants n’imitent pas Gomorra non plus ; ils imitent la Camorra."

Malaise dans les maisons de retraite

Et qui va s'occuper des parents ? Question posée ce lundi 29 janvier en une de Libération. À la veille d'une journée de grève inédite dans les Ehpad, ceux qu'on appelait des maisons de retraite avant que la retraite devienne une seconde jeunesse. Libé s'est penché sur le malaise des salariés, mais aussi et c'est plus rare, sur celui des résidents.

"Ils sont bien vieux, bien fatigués", écrit Libé, et souvent ils n’ont plus ni toute leur tête ni tout leur corps. Mais voulaient-ils quitter leur maison ? D’après les dernières enquêtes sur le sujet, près d’un tiers des résidents sont venus contre leur gré, un autre tiers sans qu’on leur ait demandé leur avis et un tiers seulement de leur propre volonté.

Il y a de la colère. "Je suis en prison ici, je veux aller chercher des cigarettes, dit un monsieur. Je veux bien rester mais je veux pouvoir sortir aussi". Sa femme est à ses côtés, épuisée.

Il y a aussi ce monsieur élégant qui raconte : "Ma femme avait perdu la tête, elle était malade depuis sept ans. Je m’en suis occupé, de plus en plus. L’incontinence, c’est le plus dur. Alors j'ai menti. J’ai dû me faire opérer, c’était la panique. J’ai dit à ma femme qu’elle allait être placée temporairement. Trois jours après, elle ne m’en a plus jamais parlé, ni de rien ni de rentrer à la maison".

Un grand mensonge, pour éviter le retour à domicile. Depuis, sa femme vit dans l’Ehpad et se croit chez elle.

Federer infatigable

En voilà un pour qui la retraite est loin : c'est Roger Federer. Vainqueur de l'Open d'Australie à 36 ans, c'est son 20e titre du Grand Chelem.

Hommage dans l’Équipe de Mats Wilander : "Ce qui m'a le plus interpellé au cours de cette finale, c'est son état émotionnel. En fait, il est beaucoup plus sensible qu'on ne l'avait imaginé. Et c'est dans ce domaine-là qu'il est encore plus en avance sur les autres. Il y a en lui une faim de dingue. Il tient à gagner plus que tous les autres. Un jour la lumière s'éteint. J'ai connu ça. Pour lui, c'est plus allumé que jamais." Pas encore en solde, Federer.

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2018-01-29 11:24:00
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