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Attentats à Paris : qui est Salim Benghalem, soupçonné d'être le cerveau des attaques

PORTRAIT - Geôlier et sans doute bourreau de Daesh, le Français de 35 ans, toujours présent en Syrie selon certaines informations, serait le cerveau des attaques terroristes du 13 novembre.

Le jihadiste français Salim Benghalem
Le jihadiste français Salim Benghalem
Crédit : HO / AL HAYAT MEDIA CENTRE / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Le petit délinquant de Cachan serait-il le cerveau des attaques du 13 novembre ? Si le Belge Abdelhamid Abaaoud a longtemps été considéré comme l'organisateur présumé des attentats perpétrés à Saint-Denis et Paris, les enquêteurs du Terrorism Research and Analysis Consortium (TRAC) penchent davantage pour l'implication du Français Salim Benghalem.
"Ce qui à chaque attentat est décrit comme un groupe ou une cellule est en fait une grande entreprise qui utilise le même réseau logistique pour amener ses terroristes depuis la Syrie jusqu'en Europe", explique le directeur du TRAC, Veryan Khan, relayé par RTBF. Et selon les spécialistes, Abdelhamid Abaaoud, qui a été tué dans l'assaut du RAID à Saint-Denis le 18 novembre, était un simple "coordinateur". "Il ne disposait pas de la capacité à mener des attentats aussi professionnels à si grande échelle".

Membre de la filière des Buttes-Chaumont

Dès lors, les enquêteurs se penchent vers Salim Benghalem, qui a été condamné à 15 ans de prison le 7 janvier dernier pour l'enrôlement de jeunes combattants. Toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international, le jihadiste français pourrait actuellement se trouver en Syrie, comme l'affirmait le journaliste David Thomson au début du mois. Ce dernier aurait même été visé par des frappes aériennes françaises dans la nuit du 8 au 9 octobre alors que la France visait officiellement un camp militaire de l'État islamique près de Raqqa

Tuez-les avec des couteaux, crachez-leur au minimum à la figure, mais désavouez-vous d’eux

Salim Benghalem

Si Le Monde évoque un "petit bandit français" en septembre 2015, Salim Benghalem a déjà été condamné à 11 ans de prison en 2002 devant les assises du Val-de-Marne, pour un assassinat dans un règlement de comptes entre cités en 2001. Selon un proche du dossier, c'est en prison qu'il rencontre des islamistes violents, comme Mohammed El Ayouni, pilier de la filière des Buttes-Chaumont, groupe radical du nord parisien. Une filière que le terroriste intégrera dès sa sortie de prison et où il rencontrera les futurs assassins de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, les frères Kouachi et Amédy Coulibaly.

En lien avec Nemmouche, les Kouachi et Coulibaly

Mais le "petit dealer de Cachan" devient rapidement geôlier et bourreau de l'État islamique. En juillet 2011, "Abu Mohamed al Faransi", son nom de guerre, prend la direction du Yémen avant de rejoindre la Syrie à la mi-2013 après un passage par la Tunisie. Un an plus tard, le Français est soupçonné d'avoir pris part à la tuerie du musée juif de Bruxelles et d'être un des geôliers des quatre journalistes français libérés en avril 2014 après dix mois de détention.

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En 2015, Salim Benghalem apparaît même sur une vidéo du groupe islamiste quelques jours seulement après les attentats de janvier. Ce dernier fait l'apologie des attaques des frères Kouachi et d'Amely Coulibaly et appelle alors les musulmans à lutter contre les "mécréants". "Tuez-les avec des couteaux, crachez-leur au minimum à la figure, mais désavouez-vous d’eux !", assénait-il.

En quelques mois, le Français s'est fait un véritable nom en Syrie devenant ainsi l'un des terroristes les plus recherchés en France mais aussi dans le monde alors que les États-Unis l'ont inscrit sur la liste noire dès septembre 2014.

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