2 min de lecture Attentat en Isère

Attentat en Isère : le policier, à l'origine de la diffusion d'une photo de la victime décapitée, plaide "la bêtise"

Un policier stagiaire a reconnu sa responsabilité dans la diffusion de la tête de la victime décapitée Hervé Cornara, retrouvée sur le site de l'usine Air Products.

Un drapeau et des fleurs sur le grillage de l'usine d'Air Products, à l'endroit où avait été accrochée la tête d ela victime
Un drapeau et des fleurs sur le grillage de l'usine d'Air Products, à l'endroit où avait été accrochée la tête d ela victime Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Un policier a reconnu être à l'origine de la diffusion d'une photo de la tête de la victime décapitée dans l'attentat de l'usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Vienne confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Cet officier-stagiaire âgé d'une quarantaine d'années a été entendu à deux reprises dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet "pour apologie de terrorisme et atteinte au respect dû aux morts" à la suite de la diffusion sur des sites web et les réseaux sociaux de la tête du chef d'entreprise Hervé Cornara qu'un de ses employés Yassin Salhi a assassiné le 26 juin, a indiqué le procureur de la République de Vienne, Matthieu Bourrette.

Le policier plaide la "bêtise"

Le fonctionnaire, qui a déclaré avoir agi par "bêtise", a reconnu être à l'origine de la diffusion de la photo en la partageant avec des tiers et notamment des camarades de promotion. Il ne serait pas cependant directement à l'origine de la mise en ligne du cliché sur internet.

Alerté par les cyberpatrouilleurs de la gendarmerie de la diffusion sur internet d'une photo de la mise en scène macabre de Yassin Salhi, moins d'un jour après le drame de Saint-Quentin-Fallavier, le procureur avait confié une enquête à la Direction interrégionale de la Police judiciaire (DIPJ) de Lyon et l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information. Elle a permis d'établir que le cliché avait été pris en début d'après-midi, le 26 juin, sur la scène du crime gelée pour les besoins de l'enquête en flagrance.

Pas de "volonté apologétique" ou de "velléité politique"

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"Deux policiers se sont spontanément dénoncés", a indiqué Matthieu Bourrette. "L'un pour indiquer que la photo diffusée sur les réseaux sociaux répondait à un cliché qu'il avait pris sur la scène de crime pour les nécessités de l'enquête. Il a indiqué qu'un de ses camarades officier stagiaire lui avait demandé de lui passer le cliché photo", a détaillé le procureur de Vienne. Ce deuxième policier a donc reconnu les faits ce qui a conduit le parquet à saisir l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN).

Le mis en cause a nié "toute volonté apologétique" ou "velléité politique" dans son geste alors que le cliché a été relayé notamment sur des sites d'extrême droite. "Les qualifications pénales et les modalités des poursuites sont en cours de définition", a souligné le procureur qui n'a donc pas encore décidé des suites judiciaires de cette affaire pour laquelle la famille de Hervé Cornara a également portée plainte.

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