1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Amendement déserts médicaux : "Une vraie fausse bonne idée", pour Patrick Bouet
2 min de lecture

Amendement déserts médicaux : "Une vraie fausse bonne idée", pour Patrick Bouet

REPLAY - INVITÉS RTL - Patrick Bouet, président de l'Ordre des médecins et Pascal Terrasse, député socialiste de l'Ardèche, à l'origine d'un amendement controversé pour lutter contre les déserts médicaux.

Un cabinet de médecin généraliste (Illustration)
Un cabinet de médecin généraliste (Illustration)
Crédit : AFP
Amendement déserts médicaux : "Une vraie fausse bonne idée", pour Patrick Bouet
00:07:36
Amendement déserts médicaux : "Une vraie fausse bonne idée", pour Patrick Bouet
00:07:41
Yves Calvi & Philippe Peyre

Un amendement polémique sur les déserts médicaux débarque à l'Assemblée nationale mardi 25 octobre. Il prévoit de limiter la liberté d'installation des médecins pour lutter contre la pénurie d'accès au soin dans certains endroits du territoire. Concrètement, là où un médecin part à la retraite, un autre peut s'installer pour le remplacer. En revanche, s'il souhaite s'installer ailleurs et ne pas remplacer un départ, il sera déconventionné par l'assurance maladie.

"C'est une vraie fausse bonne idée", tranche Patrick Bouet, président de l'Ordre des médecins. "D'une part, faire peser sur les générations présentes les erreurs du passé est un déni de démocratie que nous dénonçons régulièrement. D'autre part, quoi qu'on en dise, toutes les expériences qui nous entourent et qui ont tenté de mettre en oeuvre ce processus sont en échec, notamment en Allemagne. Et enfin, quand on nous parle de l'exemple des pharmaciens, la présidente de l'Ordre national des pharmaciens ne cesse de dénoncer la disparition des petites officines rurales alors qu'il existerait un autre mécanisme de régulation", avance Patrick Bouet.

Le déconventionnement n'est pas un moyen de pression

Patrick Bouet, président de l'Ordre des médecins

Pascal Terrasse, député PS de l'Ardèche, l'une des personnes à l'origine de cet amendement, n'est naturellement pas de cet avis. "Parler de déni de démocratie n'a pas beaucoup de sens", lâche-t-il. "La réalité, c'est que je fais partie de ceux qui pendant des années ont laissé aux médecins l'organisation de la médecine un peu partout en France", déplore le député. "L'idée ce n'est pas d'empêcher les médecins de s'installer. L'idée c'est de dire que là ou un médecin part à la retraite, un autre médecin pourra s'installer. S'il veut s'installer ailleurs, il sera déconventionné de l'assurance maladie. La liberté d'installation demeure mais ce qui veulent être conventionné par l'assurance maladie devront s'installer là ou un médecin part à la retraite", défend Pascal Terrasse.

Mais pour Patrick Bouet, la régulation par le conventionnement n’est pas la solution : "Le déconventionnement n'est pas un moyen de pression. Etre conventionné, c'est avoir ses actes pris en charge par l'assurance maladie mais tout le reste de l'activité du médecin non conventionné est pris en charge par l'assurance maladie. L'Allemagne en fait les frais", indique le président de l'Ordre des médecins. Il faudrait selon lui se concentrer sur les mesures actuelles et savoir si elles sont efficaces : "Nous n'avons aucune évaluation de l'ensemble de ces mécanismes".

Sondage
Déserts médicaux : faut-il réglementer l’installation des médecins ?*
La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/