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Affaire Vincent Lambert : 200 personnes réunies contre l'arrêt des soins à Reims

Les parents de Vincent Lambert tentent le tout pour le tout alors que le médecin chef des soins palliatifs du CHU de Reims a décidé d'arrêter les traitements. Trois nouveaux recours devraient être déposés.

Des manifestants réclament "la vie pour Vincent Lambert" lors d'une manifestation devant le CHU de Reims, le 19 mai 2019
Des manifestants réclament "la vie pour Vincent Lambert" lors d'une manifestation devant le CHU de Reims, le 19 mai 2019
Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Claire Gaveau & AFP

"La vie pour Vincent". Environ 200 personnes se sont rassemblées devant le CHU de Reims ce dimanche 19 mai pour soutenir les parents de Vincent Lambert et protester contre l'arrêt des traitements, programmé à partir de lundi.

"Je suis Vincent Lambert", "Vincent Lambert n'est pas en fin de vie, nourrissez Vincent Lambert", "ne laissez pas Vincent mourir de faim"... Voici les messages affichés sur de nombreuses pancartes lors de ce rassemblement lancé à l'appel des parents, Pierre et Viviane. David Philippon, le demi-frère de Vincent Lambert, était également présent.

"Vincent est enfermé à clef dans le couloir de la mort", a lancé Viviane Lambert devant les grilles fermées de l'hôpital Sébastopol, convaincue que son fils "n'est pas en fin de vie, qu'il n'est pas sous obstination déraisonnable". Et de poursuivre : "Ils sont en train de le tuer, c'est de l'euthanasie déguisée. Ils le tuent, mon fils. On est parti trois jours, on est revenu, il pleurait quand il nous a reconnus (...) On se battra encore et on se battra encore." 

Ils sont en train de le tuer, c'est de l'euthanasie déguisée

Viviane Lambert

Venue avec un bouquet de muguet à la main, elle devait ensuite rendre visite à son fils et lui apporter ces fleurs. "Vincent doit vivre, c'est un handicapé, c'est tout. On va détruire tous les handicapés ? C'est pas possible. Il y en a 1.700 comme lui, ses compagnons d'infortune qui sont là, avec lui", a-t-elle lancé.

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Aux fenêtres de l'un des bâtiments de l'hôpital donnant sur la rue Sébastopol, fermée par deux véhicules de la police nationale, des infirmières en blouse blanche et quelques patients en fauteuil roulant observaient le rassemblement.

La décision d'arrêter les traitements de Vincent Lambert, est au cœur d'une bataille judiciaire depuis 2013, qui oppose deux parties de sa famille : d'un côté, les parents, un frère et une sœur s'y opposent ; de l'autre, son épouse Rachel, son neveu François et six frères et sœurs du patient veulent qu'il soit mis fin à un "acharnement thérapeutique". 

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