2 min de lecture Vincent Lambert

Vincent Lambert : l'arrêt des soins programmé à partir de lundi

Le protocole de fin de vie pourrait durer de deux à quatre jours et comprendre une sédation "contrôlée" de Vincent Lambert aujourd'hui âgé de 42 ans. Opposés à l'arrêt des soins, ses parents appellent à un rassemblement dimanche 19 mai.

L'hôpital de Reims où est soigné Vincent Lambert.
L'hôpital de Reims où est soigné Vincent Lambert. Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

L'affaire Vincent Lambert pourrait connaître son épilogue à partir de lundi 20 mai avec l'arrêt programmé des traitements du patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans, combattu jusqu'au bout par ses parents.

Selon une source médicale,ce protocole de fin de vie pourrait durer de deux à quatre jours et comprendre, outre l'arrêt des machines à hydrater et alimenter, une sédation "contrôlée, profonde et continue" de cet homme aujourd'hui âgé de 42 ans, ainsi qu'une prise d'analgésiques "par précaution".

Farouchement opposés à l'arrêt du traitement, les parents du patient appellent à un rassemblement devant l'hôpital Sébastopol dimanche dès 15h pour "supplier" les médecins "de continuer à nourrir et hydrater" leurs fils.

Cette famille est déchirée : d'un côté les parents, Viviane (73 ans) et Pierre (90 ans), fervents catholiques, ainsi qu'un frère et une sœur; de l'autre l'épouse de Vincent, Rachel, six frères et sœurs et son neveu François dénoncent un "acharnement thérapeutique".

Un symbole du débat sur la fin de vie

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Depuis 2013 et un premier arrêt des soins, stoppé sur décision judiciaire, les parents ont multiplié les recours devant maintes juridictions. L'un des derniers en date, devant le Conseil d'Etat, s'est conclu en avril par un énième rejet, ouvrant la voie à un nouvel arrêt des soins.

Les avocats des parents ont aussi saisi un organisme de l'ONU, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH), qui a demandé deux fois, le 3 mai et vendredi, à la France de ne pas suspendre les soins dans l'attente de l'examen du dossier sur le fond par ses soins. Mais la France répète que ces mesures conservatoires "sont dépourvues de caractère contraignant" et met en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable".

Samedi, les avocats des parents ont encore imploré Emmanuel Macron de faire maintenir les traitements dans une lettre ouverte, qualifiant la mort programmée du patient de "crime d'État commis au prix d'un coup de force contre l'Etat de droit".

Aucune information ne filtre sur le dispositif de sécurité concernant la mise en place de ce protocole toujours controversé. Seule certitude: aucune entrée ne sera autorisée sur le site de Sébastopol, déjà soumis à des conditions d'accès draconiennes depuis que l'affaire Lambert a pris cette dimension.

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