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Millas : accompagner les enfants pour mieux gérer les traumatismes

INVITÉ RTL - Le docteur Florian Ferreri, psychiatre, revient sur l’accompagnement psychologique à offrir aux témoins de l’accident de Millas. Un accompagnement qui ne doit pas se limiter aux seules victimes, le drame agissant comme une onde de choc.

Des collégiens de l'établissement de Millas, le lendemain de la catastrophe.
Des collégiens de l'établissement de Millas, le lendemain de la catastrophe.
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
Millas : accompagner les enfants pour mieux gérer les traumatismes
05:47
Stéphane Carpentier & Bénédicte Tassart

Le Docteur Florian Ferreri, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, explique ce que vivent les victimes et les témoins de la collision entre le train et le car scolaire survenue jeudi 14 décembre à Millas. 

Selon lui, il y a plusieurs étapes. "Lors du drame, ce n’est pas un traumatisme, c’est un état de stress aiguë. C’est la confrontation brutale à la mort accompagné d'un sentiment d’impuissance."

La traduction de ce stress peut prendre différentes formes : la sidération, l’agitation, la panique… Dans un second temps, certains vont développer un traumatisme, fait de flash-backs ou de stratégie d’évitement, pour ne plus être confronté à une telle situation.
Il n’existe pas de remède clairement défini, explique le docteur, mais il est possible d’anticiper. "On a remarqué qu’en offrant un espace d’écoute immédiat, on pouvait repérer les personnes les plus vulnérables."

Une onde de choc

L’âge change également la perception de la catastrophe. Les enfants seront plus descriptifs là où les adultes seront plus dans l’émotion. Le drame touche tout le monde et "fonctionne comme une onde choc" se propageant depuis ceux qui ont vécu la scène à ceux qui se la sont imaginé, comme les parents. "Il faut être capable d’offrir une écoute en priorité à ceux qui l’ont vécu mais rapidement aussi à ceux qui se sentent en difficulté, les personnes de l’établissement par exemple."

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Avoir laissé le collège ouvert vendredi 15 décembre, lendemain de la catastrophe, est une bonne chose pour le docteur Ferreri. En encourageant l’échange et en permettant aux élève de se regrouper, le deuil est facilité.

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