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Coronavirus : pourquoi les marchés financiers restent ouverts malgré la crise

ÉCLAIRAGE - Le manque de consensus entre les experts sur les conséquences d'une fermeture des bourses ne signifie pas une absence de réponses du régulateur.

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Coronavirus : pourquoi les marchés financiers restent ouverts malgré la crise Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Christian Menanteau
Christian Menanteau Journaliste RTL

Les cours boursiers jouent au yo-yo, avec une forte tendance à la baisse, depuis le début de l’épidémie de nouveau coronavirus Covid-19. Face à cette panique, de nombreux auditeurs de RTL se demandent pourquoi les marchés restent ouverts alors que les écoles sont fermées. Il n’y a en fait pas de consensus chez les experts sur un gel des marchés.

Pour schématiser, il y a actuellement trois écoles. La première considère que fermer les marchés revient à casser le thermomètre sans faire baisser la température. Selon cette école, puisque ça plonge, on attend et on purge.

La deuxième école juge que le problème boursier est moins important que celui du cash dont disposent les entreprises pour payer les salaires et les dépenses indispensables. L’engagement des gouvernements et des banques centrales de fournir autant d’argent que nécessaire tout comme les mesures de report fiscal ou d’allongement de crédits pourraient leur permettre de tenir plus quelques temps. Pour cette école, il n’y a pas de précipitation : on ne ferme pas.

Des pauses plutôt qu'une fermeture

Il y a une troisième école qui estime que le volume de transactions actuelles n’a aucun sens économique. Cette école rappelle que 99,9 % des transactions sont le fait d’algorithmes boursiers qui décident des ventes et des achats. Or, il faut savoir qu’en 1980, une action était conservée 2 ans et 9 mois, en 2000, un an et 2 mois, aujourd’hui, cette même action, elle ne reste dans le portefeuille que moins de 20 secondes. Dans ce cas, ils demandent une fermeture immédiate.

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Le régulateur européen pourrait décider une telle mesure, puisque toutes les bourses sont interdépendantes. Le régulateur français peut déjà imposer des coupes circuits à la bourse de Paris, comme une pause de 3 minutes après une chute de 8 % pour calmer un mouvement de panique, un arrêt de 10 minutes si cela se poursuit, et un gel complet si la bourse plonge en dessous de 20 %. Du jamais vu en France.

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