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LSD, champignons hallucinogènes... Quand la médecine "psychédélique" fait des "miracles"

Longtemps taboue, la recherche médicale autour des molécules psychédéliques gagne du terrain dans les laboratoires anglo-saxons. Avec un effet durable, elles permettraient de lutter contre la dépression, notamment lorsqu'elle est liée au diagnostic d'un cancer.

Thomas Sotto L'Entretien du Jour Thomas Sotto iTunes RSS
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LSD, champignons hallucinogènes... Quand la médecine "psychédélique" fait des "miracles" Crédit Image : Sylvain THOMAS / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Vincent Parizot Journaliste RTL

Stéphanie Chayet vit à New-York. Journaliste, elle publie Fantastica : ces substances interdites qui guérissent chez Grasset. Ces substances en question se sont ces molécules aux effets psychédéliques tels que le LSD ou les champignons hallucinogènes, diffusées auprès de la jeunesse à la fin des années 1950 et au début des 1960 avant d'être stigmatisées et totalement écartées du champ médical.

"Depuis un certain temps, la recherche a recommencé, explique-t-elle. Aujourd'hui, il y a deux laboratoires pharmaceutiques qui se sont lancés dans la mise sur le marché de la psilocybine comme traitement de la dépression. Ils ont tous les deux obtenu une procédure accélérée au titre de percée thérapeutique, donc l'agence américaine du médicament pense que c'est un modèle prometteur." 

Cette médecine "psychédélique" existe en effet "depuis la nuit des temps". "La science occidentale s'en est emparée au XXe siècle, surtout après la guerre et l'invention du LSD par Albert Hoffmann" rappelle la journaliste. D'après elle, si "la drogue s'est échappée du laboratoire" à des fins récréatives, il y a eu auparavant "énormément d'études" et de recherches qui se sont "arrêtées net au début des années 1970" pour devenir "complètement taboues".

Pourtant, Stéphanie Chayet, qui en a elle-même fait l'expérience, indique "que la psilocybine annihile les symptômes dépressifs et anxieux lié à un diagnostic de cancer chez à peu près 80% des patients dans les études historiques comme contemporaines"

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Selon elle, "c'est un modèle thérapeutique considéré comme révolutionnaire car il soigne d'une seule dose (quand) on sait que le modèle économique des laboratoires pharmaceutique c'est la dose quotidienne et pas la dose unique."  En effet, "une étude de suivi montre une persistance de l'effet thérapeutique quatre ans après le traitement." 

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