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Les masques protègent-ils de la pollution ?

Les masques FFP2, chirurgicaux ou en tissu ont tous des propriétés différentes, ils ne filtrent pas les particules fines à la même échelle, certains sont totalement inefficaces.

Des passants marchent dans la rue à Paris le 12 mai 2020
Des passants marchent dans la rue à Paris le 12 mai 2020
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Nicolas Barreiro

Il y a quelques mois encore, les masques étaient principalement portés pour se protéger de la pollution atmosphérique et demeuraient très peu répandus en France. Aujourd'hui, ils sont obligatoires dans les lieux publics clos.

Tous les masques ne possèdent pas les mêmes caractéristiques. Qu'il s'agisse des masques chirurgicaux, en tissu ou FFP1, FFP2 ou FFP3 , chacun agit différemment face aux particules présentes dans l'air.

Tout d'abord, le masque chirurgical, le plus répandu aujourd'hui. Celui-ci est conçu pour éviter d'émettre des gouttelettes vers votre entourage. Il vous protège également des gouttelettes émises par autrui. Mais il n'est pas fait pour filtrer l'air. "Ils filtrent les grosses particules" nous explique le Dr. Bertrand Dautzenberg, pneumologue. Mais ce n'est pas suffisant pour se protéger des particules fines qui polluent l'air ambiant. 

Idem pour les masques en tissu. Ceux-là, à l'instar d'une écharpe ou d'un foulard, filtreront les plus grosses particules mais encore une fois la majorité passeront au travers du tissu et seront inhalées. "On croit qu'il est efficace, parce qu'il nous protège un peu des mauvaises odeurs" explique Michel Cymes, mais "c'est une passoire de compétition".

La solution, norme EN-149

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Un bon moyen pour se protéger à la fois de la Covid-19 et de la pollution atmosphérique reste le port des masques classés FFP. Ils répondent aux exigences de la norme européenne EN-149, qui assure la protection respiratoire contre les particules, mais ne sont pas parfaits.

"Les masques FFP sont les plus filtrants" d'après le Dr. Dautzenberg. En revanche, "il est très désagréable de les porter longtemps car ils laissent moins bien respirer". En effet, après un moment on accumule la respiration, la surface respirable à l'intérieur du masque est réduite lorsqu'on respire fort, donc on a tendance à l'enlever.

L’efficacité de ces masques n'est pas totalement garantie face à la pollution, certains facteurs peuvent les rendre inutiles. Il existe des zones de fuites, "des espaces vers le nez et le menton, surtout pour les barbus [...] où les particules adorent s'engouffrer" d'après Michel Cymes.

Ces problèmes d'étanchéité s'appliquent également aux masques de chantier, qui sont les plus pratiques pour le Dr. Dautzenberg. Ces derniers répondent aussi à la norme EN-149 et "ils filtrent autant qu'un masque FFP2". Ils ont passé de nombreux tests et répondent très bien à la filtration de l'air pollué.

Les résultats de ces tests paraissent assez surprenants, un masque de chantier filtre mieux les particules les plus fines que les plus grosses. De plus, "ils possèdent une coque rigide, qui laisse plus de surface et sont donc un peu plus agréables à respirer que les masques FFP" décrit le pneumologue. 

Il n'existe donc pas vraiment de solution miracle pour se protéger de la Covid-19 et de la pollution atmosphérique. Les masques qui protègent le mieux sont désagréables à porter. Les autres ne protègent pas contre les particules les plus fines.

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