2 min de lecture Santé

Drogue, tabac, alcool : le smartphone peut nous aider contres les addictions

INVITÉ RTL - Le professeur Michel Reynaud estime que les smartphones peuvent permettre aux personnes "addicts" d'être moins isolées.

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Drogue, tabac, alcool : le smartphone peut nous aider contres les addictions Crédit Image : ISAAC LAWRENCE / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Christelle Rebière et AFP

Le virtuel au secours de nos addictions. Seules 20% des personnes victimes d'une attitude compulsive sont réellement prises en charge en France, souvent à cause de manque de moyens. Un rapport remis aujourd'hui montre que le numérique peut y remédier.

Le professeur Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions et co-auteur du rapport, compte sur l'addiction de ses patients aux smartphones pour mieux soigner nos addictions en général : "La technologie permet de créer des groupes de soutien comme sur Facebook. De façon extrêmement simple, on peut regrouper des gens qui s'entraident et on peut surtout avoir accès à des informations de qualité pour se soigner".

Il ajoute que nos téléphones nous permettent de ne pas se retrouver seul et de pouvoir être aidé en cas d'addiction : "On est considérablement moins isolé grâce au virtuel si on est sur une communauté qui a les mêmes problématiques et qui vous soutient. Ça c'est le niveau 1. Le niveau 2, c'est d'avoir des acteurs de premier recours comme des psychologues, des éducateurs ou des infirmiers avec un financement prévu pour des vidéos consultations, pour faire le point et éventuellement orienter".

Un plan en quatre niveaux pour les patients

Le rapport dévoilé ce mardi 14 mai dévoile également que le développement de ces nouveaux outils de santé pourrait contribuer à réduire "le fossé majeur entre le nombre de personnes atteintes d'addictions et le nombre de patients traités".

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Ce fossé est causé par des "pathologies souvent honteuses que les gens ont du mal à s'avouer dans une société qui a tendance à considérer, en tout cas pour les substances licites, qu'il est normal de consommer, même de surconsommer. Et d'un autre côté, on a un dispositif de soins totalement insuffisant au regard des besoins", analyse le professeur Michel Reynaud.

Les auteurs proposent dans ce rapport un "plan" en quatre niveaux de déploiement
Cela va de l'échange entre usagers et patients, suffisant pour certains, vers le repérage, l'orientation et la prise en charge brève des usagers à risque, incluant du "télé-conseil" voire du "télé-soin" et se termine par la prise en charge médicalisée (téléconsultation, applis, objets connectés...). 

Le développement de la e-santé (applications, objets connectés, plateformes téléphoniques, etc.) qui va garantir la sécurité et la protection des données des patients pourrait donc s'avérer être une révolution pour de nombreux "addicts". Actuellement en France, les niveaux de consommation restent "préoccupants" avec 13 millions de fumeurs quotidiens de tabac et 700.000 de cannabis, un million d'alcoolodépendants et trois millions de buveurs problématiques.  

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