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Covid-19 : un labo de Wuhan rejette les accusations sur les origines du virus

Une responsable d'un des laboratoires de l'Institut de virologie de Wuhan rejette à nouveau les accusations sur les origines du Covid-19, qui aurait pu s'échapper de son institution.

Photo de la virologue chinoise Shi Zhengli prise à l’intérieur du laboratoire P4 à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei, le 23 février 2017.
Photo de la virologue chinoise Shi Zhengli prise à l’intérieur du laboratoire P4 à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei, le 23 février 2017.
Crédit : JOHANNES EISELE / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon
Journaliste

Shi Zhengli, virologue chinoise et directrice d'un des laboratoires de l'Institut de virologie de Wuhan, a de nouveau démenti la théorie selon laquelle le virus à l'origine du Covid-19 aurait pu s'échapper de son institution, dans un entretien paru lundi 14 juin dans le New York Times.

En mai dernier, Joe Biden avait appelé les services de renseignement américains à "redoubler d'efforts" pour expliquer les origines du Covid-19, déplorant le manque de coopération et de transparence de la Chine. Longtemps rejetée par la plupart des experts, la théorie d'un accident de laboratoire à Wuhan, en Chine, est revenue en force ces dernières semaines dans le débat américain.

Shi Zhengli, à la tête du laboratoire de haute sécurité P3 de l'institut de Wuhan, qui étudie de nombreux virus dont les coronavirus, a répondu au New York Times par téléphone et e-mail. La virologe aurait répondu "non" au journal, lorsqu'il lui a été demandé si son laboratoire avait eu en sa possession une souche du nouveau coronavirus avant la pandémie.

Shi Zhengli a rejeté les accusations de manipulations génétiques dangereuses

La directrice du laboratoire a aussi démenti les informations, publiées dans la presse américaine, selon lesquelles trois chercheurs de l'institut de Wuhan auraient été hospitalisés en novembre 2019 avec des symptômes compatibles avec le Covid-19, mais aussi avec ceux d'une "infection saisonnière". Elle également rejeté les accusations de manipulations génétiques dangereuses, notamment relayées aux États-Unis par certains élus républicains.

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Ces recherches scientifiques, appelées aussi "gain de fonction", consistent à modifier volontairement le code génétique d'une molécule, en l'occurrence d'un virus, de façon parfois inoffensive, mais parfois visant à accroître la virulence ou la transmissibilité d'un pathogène afin de mieux le comprendre.

Pourtant très controversées, des recherches de ce type ont eu lieu à l'institut de Wuhan, affirme le New York Times. Le quotidien américain renvoie notamment à un article publié en 2017 par un groupe de scientifiques du laboratoire de Wuhan où ils présentent les résultats de recherches au cours desquelles ont été créés de nouveaux coronavirus de chauve-souris.
Shi Zhengli a affirmé au New York Times, n'avoir jamais conduit d'expériences de gain de fonction "visant à accroître la virulence de virus".

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