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Coronavirus : une prise de sang pour prédire les cas les plus graves ?

Une étude de l'Inserm souligne que les formes les plus graves de la Covid-19 pourraient être prédites grâce à une analyse sanguine des patients, même asymptomatiques.

Une infirmière réalise une prise de sang (illustration)
Une infirmière réalise une prise de sang (illustration)
Crédit : FETHI BELAID / AFP
Paul Turban

Les patients atteints de diabète de type 2 sont plus à même de développer des formes graves de coronavirus : cela est connu depuis les débuts de l'épidémie de coronavirus. Les chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont cherché à prédire les risques. Ils ont ainsi découvert des biomarqueurs des formes sévères, a annoncé l'Inserm sur son site

Les chercheurs ont mené l'étude sur 45 patients hospitalisés à cause de la Covid-19, dont 30 étaient diabétiques. Chez les patients, diabétiques comme non diabétiques, les plus sévèrement atteints avaient moins de lymphocytes, une forme de globule blanc, que les autres. 

"L’équipe a notamment observé un taux particulièrement faible de lymphocytes cytotoxiques CD8+, des cellules immunitaires particulièrement impliquées dans la réponse antivirale avec des fonctions importantes de reconnaissance et d’élimination des cellules infectées", précise l'Inserm. 

Cela permet donc d’affiner et d’améliorer la prise en charge.

Fawaz Alzaid, chercheur de l'Inserm.

Par ailleurs, les diabétiques atteints de formes graves présentent une signature particulière dans leur sang. Ils ont moins de "monocytes (un autre type de globule blanc)", et ceux-ci présentent des "changements de la morphologie". 

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"Ces résultats ont d’importantes implications cliniques puisqu’ils suggèrent qu’il existe une signature immunitaire et inflammatoire propre aux patients diabétiques à risque de faire une forme grave de Covid-19", explique ainsi Fawaz Alzaid, chercheur à l'Inserm. 

"Si les médecins constatent une diminution de la fréquence des monocytes et un changement morphologique de ces cellules, ils ont alors la possibilité d’identifier les patients qui vont avoir besoin d’un suivi plus poussé et potentiellement d’une place en réanimation", précise-t-il. 

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