2 min de lecture Coronavirus

Qu'est ce que le "SADS-CoV", un nouveau coronavirus porcin dangereux pour l'homme ?

VU DANS LA PRESSE - Les chercheurs de l’Université de Caroline du Nord ont constaté qu’un nouveau coronavirus porcin, le "SADS-CoV", pourrait contaminer l’homme, alors qu’il était considéré inoffensif jusqu’ici.

Le coronavirus "SARS-CoV-2" (illustration)
Le coronavirus "SARS-CoV-2" (illustration) Crédit : Handout / National Institute of Allergy and Infectious Diseases / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

Alors que la pandémie de coronavirus se poursuit inexorablement dans le monde, avec plus de 1.125.000 victimes recensées, les scientifiques s'attèlent à définir la meilleure "stratégie" en cas de nouvelle épidémie. Ils ont analysé le "SADS-CoV", un coronavirus porcin qui n’existe plus en Europe depuis 1990. Leurs conclusions sont sans appel : ce virus pourrait "se répliquer" facilement dans des cellules pulmonaires et intestinales humaines. Explications. 

"Trois nouveaux coronavirus humains et trois nouveaux coronavirus porcins sont apparus soudainement et se sont répandus dans le monde" en 20 ans, rappellent les scientifiques de l’Université de Caroline du Nord. 

La Covid-19 a pris de court les chercheurs et leurs connaissances sur les coronavirus humains. En conséquence, les équipes du professeur Caitlin Edward anticipent une nouvelle crise sanitaire en se penchant sur le "SADS-CoV", jusqu’ici considéré inoffensif pour les hommes. 

Les porcs : des hôtes intermédiaires "clés" des épidémies

Chez les porcs, une infection au "SADS-CoV" entraîne un dysfonctionnement du système intestinal, accompagné de vomissements, d'une gastro-entérite et de diarrhées aiguës. Ce virus, responsable d’un taux de mortalité de 100% chez les porcelets non sevrés, a été "ressuscité" synthétiquement par les chercheurs, détaille Ouest-Francepour constater les effets du virus sur l'homme. 

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En contaminant des souches humaines, les universitaires ont constaté que le virus "se répliquait efficacement dans plusieurs types de cellules" et qu’il pouvait facilement contaminer les poumons, le foie, les voies respiratoires et les intestins.

Plusieurs raisons ont poussé la communauté scientifique à garder un œil sur ce coronavirus d’origine porcine, à commencer par sa recrudescence en Chine depuis 2016. Ce regain s’explique notamment par la promiscuité entre l’homme et l’animal dans les élevages industriels et surtout, par l’efficacité redoutable du porc comme "hôtes intermédiaires clés des épidémies".

Un appel à une "surveillance continue des porcs"

Si les autorités sanitaires n’ont identifié aucune infection de ce type dans le monde, les scientifiques se veulent prudents. La "réémergence de ce virus dans la population porcine en Chine" appelle à une "surveillance continue des porcs", soulignent les chercheurs de l’Université de Caroline du Nord qui précisent qu’en cas de contamination, l’être humain ne pourra pas bénéficier d’une immunité efficace pour lutter contre ce coronavirus. 

Les équipes du professeur Caitlin Edward notent toutefois une bonne nouvelle : selon leur étude, le Remdesivir, utilisé notamment contre la Covid-19, se montre efficace pour lutter contre le SADS-CoV. Le traitement a pu "bloquer efficacement la réplication du virus in vitro".

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