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Coronavirus : quelle est la situation en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Taux d'incidence élevé, services de réanimation saturés et opérations non-urgentes repoussées : la situation épidémique en Auvergne-Rhône-Alpes reste compliquée.

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Coronavirus : quelle est la situation en Auvergne-Rhône-Alpes ? Crédit Image : ccccccccc | Crédit Média : Frédéric Perruche | Durée : | Date : La page de l'émission
Frédéric Perruche édité par Marie Gingault

Toute la semaine RTL s'est penchée sur les chiffres de l'épidémie région par région. Ce vendredi 9 avril direction l'Auvergne-Rhône-Alpes où la situation est compliquée, notamment dans le Rhône. Malgré les restrictions prises, aucune amélioration n'y est constatée pour l'instant. 

Le taux d'incidence reste très élevé avec 550 cas pour 100.000 habitants et les services de réanimation affichent complet, dans le public comme dans le privé. Quelque 260 patients occupent les lits et on se rapproche dangereusement des pics d'octobre et avril derniers où la barre des 300 avait été franchie. Un stade qui risque d'être atteint, probablement dans les quinze prochains jours, s'inquiètent les médecins.

Alors on pousse les murs, on réorganise les services, ce qui génère stress et fatigue pour tous les soignants qui enchaînent des journées interminables, sans parler des vacances souvent reportées. 

Les opérations non-urgentes reportées

Si le Rhône est particulièrement impacté, la situation est également délicate dans la Loire, l'Isère, l'Ain et la Savoie. Globalement, la plupart des services de réanimation sont au bord de la saturation, même si les capacités ont été augmentées : 850 lits sont désormais équipés contre 550 en temps normal, avec une possibilité de monter à 1.200.

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Pas d'autre choix dans ces conditions que de reporter toutes les opérations non-urgentes dès aujourd'hui et pour quinze jours, à l'exception des interventions en pédiatrie, cancérologie et greffe. Cela permettra de libérer du personnel et de l'espace et également de transformer des blocs opératoires en service de réanimation. Toutefois, il s'agit d'un véritable casse-tête pour les secrétariats des cliniques et des hôpitaux, qui doivent appeler tous les patients, pour les informer de l'annulation de leur intervention.

Déploiement des vaccinodromes

Le constat est sombre, mais l'éclaircie pourrait venir de la vaccination qui s'accélère, avec l'ouverture de vaccinodromes, comme au Groupama Stadium. Le week-end dernier, le stade de l'OL a accueilli 10.000 personnes sur 3 jours. Toujours à Lyon, le palais des sports de Gerland, ouvert désormais 7 jours sur 7, peut vacciner plus de 2.000 personnes par jour. De plus, l'immense centre des congrès d'Eurexpo pourrait bientôt ouvrir à son tour.

En Haute-Savoie, Rochexpo accueille 600 personnes par jour depuis mercredi. À Grenoble, les premières injections se feront dès aujourd'hui à Alpexpo, demain à la Salle omnisports de Saint-Etienne, la semaine prochaine à la Grande Halle d'Auvergne près de Clermont, et d'autres vaccinodromes sont à l'étude en Ardèche, dans la Drôme et dans l'Ain.

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