1 min de lecture Épidémie

Coronavirus : "On va vivre une situation proche de celle de l'Italie", dit un médecin

INVITÉ RTL - Six nouveaux cas ont été recensés en 48 heures et deux morts sont à déplorer en France. Malgré tout, le virus est certainement moins dangereux qu'anticipé, selon Éric Caumes, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de la Pitié-Salpêtrière.

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Coronavirus : "on va vivre une situation proche de celle de l'Italie", dit un médecin de la Pitié-Sa Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Nicolas Scheffer

L'épidémie est désormais mondiale. Deux mois après les premiers cas en Chine, faut-il s'inquiéter d'une épidémie du coronavirus en France ? À Paris, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, un homme de 60 ans est décédé. Éric Caumes, chef de service des maladies infectieuses et tropicales dans cet hôpital, se veut rassurant, même s'il prédit que la maladie va contaminer de nombreuses personnes.

"Le décès de ce patient, qui n'avait pas de contact particulier avec les zones à risque montre qu'on va vivre une situation proche de celle de l'Italie", explique le professeur. "Il est très probable d'avoir de nombreux foyers d'épidémie dans notre pays", souligne-t-il.

"Il y a un risque d'engorgement possible dans les hôpitaux, mais surtout un risque d'amplifier l'épidémie dans les salles d'attente", prédit-il avant de conseiller de ne pas se déplacer aux urgence pour une maladie bénigne. En cas de symptômes du coronavirus, il faut appeler le Samu au 15 plutôt que de se déplacer à l'hôpital, où l'on pourrait être en contact avec des personnes fragiles.

Le virus est certainement moins grave qu'anticipé

Malgré tout, le médecin n'est pas alarmiste. "Le virus est particulièrement contagieux, mais il est certainement bien moins grave que ce que l'on a pensé au début", explique Éric Caumes. Selon lui, le décès du patient de 60 ans, dans son hôpital, n'est pas nécessairement dû au coronavirus.

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 "Ce virus semble épargner les personnes jeunes et bien portantes", continue le médecin. Concernant les événements sportifs, Éric Caumes ne pense pas que l'annulation soit nécessaire "puisqu'il n'y a pas de contamination en plein air a priori. Il y a plus de risques d'être contaminé au bistrot devant le stade que dans les tribunes", poursuit-il.

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