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Coronavirus : non, les vaccins ne sont pas à l’origine d’une nouvelle épidémie

FACT CHECKING - RTL regarde ce qu’il se passe du côté des fausses informations avec ce mardi, non les vaccins ne sont pas à l’origine d’une nouvelle épidémie.

Seringue contenant le vaccin Pfizer/BioNTech. (Illustration)
Seringue contenant le vaccin Pfizer/BioNTech. (Illustration)
Crédit : JOSEPH PREZIOSO / AFP
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Jean-Mathieu Pernin
Journaliste

Des vaccins qui nous aident à sortir de l’eau seraient en fait propagateurs d’un virus qu’on n'aurait pas vu venir. Il y a un moment où les scénarios de film d’horreur de série B sont devenus une réalité pour certains. C'est une intox qu’on retrouve tout autour du globe et qui prend naissance aux États-Unis depuis le mois d’avril. La sphère anti-vaccins radicale prétend que les personnes vaccinées avec la technologie ARN messager "rejettent certaines particules vers des personnes avec qui elles sont en contact étroit, provoquant des maladies y compris chez les enfants". 

La chaine LCI qui a débusqué cette intox, remarque que les complotistes francophones préfèrent, eux, citer un rapport de l’université John Hopkins aux États-Unis, connue pour son travail sur le coronavirus, incriminant les vaccins. Une note évoque des vaccins qui se répandent dans la population comme les maladies. Une vraie phrase mais qui sert d’exemple pour évoquer la manière dont l’efficacité impact la population. 

Une nouvelle fois les vaccins contre la Covid-19 sont incriminés, mais cette étude ne parle nullement du coronavirus puisqu’elle a été publiée en 2018, un peu tôt pour parler de l’épidémie à laquelle nous faisons face.

Des doutes qui ne datent pas d'hier

Dès la mise en route des politiques vaccinales, le doute s’est immiscé. "L’ARN messager modifie notre ADN", c’est faux. "Une personne vaccinée rejette davantage de particules virales", c’est également faux. Même chose concernant la transmission du virus. Si l’impact exact de la vaccination sur la transmission n’est pas précisément connu, l’impact de la vaccination sur la probabilité d’être infecté est établi. L’efficacité monte alors jusqu’à 94 % après deux injections du vaccin Pfizer, par exemple. Et si on n’est pas infecté, on n’est logiquement pas contagieux.

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Pourtant, certains pays très vaccinés voient l'épidémie progresser. C’est le cas aux Seychelles où 61% de la population à reçu deux doses mais doit faire face à une recrudescence des cas. Ce sont surtout les personnes non vaccinées qui sont infectées et le vaccin chinois utilisé sur l’île, le Sinopharm inquiète sur sa réelle efficacité

Même chose au Chili, 3e pays le plus vacciné au monde mais un relâchement des gestes barrières et un vaccin chinois Coronavac dont la première dose est peu efficace, interroge…Plus qu’un scénario de série b, un feuilleton sans fin.

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