1 min de lecture Marine Le Pen

Coronavirus : Marine Le Pen veut que les médecins de ville délivrent de la chloroquine

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen souhaite que les médecins de ville puissent délivrer de la chloroquine pour les cas "peu graves" afin de désengorger les services hospitaliers.

Marine Le Pen en meeting à Villeblevin, dans l'Yonne, le 21 mai 2019
Marine Le Pen en meeting à Villeblevin, dans l'Yonne, le 21 mai 2019 Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

"Je pense qu'il faut tout de suite donner à tous les médecins de ville la capacité de prescrire de la chloroquine", a déclaré Marine Le Pen, lundi 30 mars, sur franceinfo. La présidente du Rassemblement national a jugé nécessaire les prescriptions du traitement controversé pour des symptômes "peu graves" du coronavirus afin d'éviter la saturation des hôpitaux et le risque de tri des malades.

"Si on peut éviter l'aggravation des cas, si on peut éviter ne serait-ce que 10% de baisse des cas graves, cela voudra dire qu'on ne sera pas obligé de trier les gens à la sortie, qu'on ne laissera pas sur le côté, sans respirateur, sans aide, des personnes âgées parce qu'on a pas les moyens matériels de les soigner", a-t-elle fait valoir.

"Je ne comprends pas que le professeur Raoult qui indique que la chloroquine est utile dès les premiers symptômes, précisément pour éviter l'aggravation d'un certain nombre de cas, se retrouve avec une réponse du gouvernement qui lui dit : on va l'utiliser pour les cas très graves", a-t-elle encore ajouté.

Une prescription limitée aux "formes graves"

Le professeur français Didier Raoult a publié des études confirmant, selon lui, "l'efficacité" de la chloroquine, un anti-paludéen, contre le nouveau coronavirus, mais cette affirmation est contestée par de nombreux scientifiques.

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Suivant les recommandations du Haut conseil de santé publique, le gouvernement a pour l'instant limité l'utilisation de ce traitement aux malades souffrant de "formes graves" du Covid-19, dans les hôpitaux, sous une surveillance stricte et à la suite d'une décision collégiale des médecins. 

Plusieurs essais cliniques menés notamment au niveau européen ou sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) cherchent à tester des traitements expérimentaux.

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