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Le PSG se balade à Leverkusen et pense déjà au quart de finale

COMPTE-RENDU - Le Paris Saint-Germain a étrillé le Bayer Leverkusen 4-0 lors du 1/8 de finale aller de la Ligue des champions. Il assure quasiment sa qualification.

Zlatan Ibrahimovic fête son but
Zlatan Ibrahimovic fête son but Crédit : PATRIK STOLLARZ / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Pour ceux que le PSG avait inquiétés ces dernières semaines, l'équipe de Laurent Blanc a montré qu'elle était programmée pour autre chose cette saison, en expédiant les affaires courantes en Ligue 1, et en augmentant de manière spectaculaire son niveau de jeu en Ligue des champions.

Car si le début de l'année 2014 n'était pas aussi flamboyant que le dernier trimestre de 2013, c'est bien parce que l'année civile débute en mars pour cette équipe. Très tôt, Paris a marqué son territoire, mis une intensité folle et l'on remarqua que les 11 joueurs étaient au diapason de la plus belle compétition de clubs au monde. Le Bayer Leverkusen en a fait les frais en une mi-temps, et le PSG put dérouler pour préparer, déjà, son quart de finale.

Matuidi l'indispensable rouage

Dès la 3e minute, Matuidi montrait que le PSG version Ligue des champions est bien plus impliqué que celui entrevu en Ligue 1. Le Français récupéra le ballon dans les pieds de l'adversaire dans le rond central et prit appui sur Zlatan Ibrahimovic. Le Suédois initia un jeu en triangle avec Verratti qui lançait Matuidi dans la surface, dont le plat du pied fit mouche. Limpide et implacable.
 
Matuidi, encore dans un bon coup lorsque Ibrahimovic décala Van der Wiel qui centra sans contrôle. La balle détournée arriva dans les 6 mètres et trouvait Matuidi à la lutte avec Leno qui ne put s'en emparer et le ballon revint sur Zlatan dont la reprise fut contrée in extremis par un défenseur, alors que le gardien avait déserté ses cages. Des passes, des redoublements, des courses sans ballon pour toujours donner une solution au porteur, vu de haut les mouvements collectifs parisiens paraissaient exécutés sur une symphonie. Nous étions alors bien loin des laborieuses sorties entrevues en championnat de France.
 
Mais Paris devait rester vigilant, surtout sur coups de pieds arrêtés, comme sur l'alerte de la 19e minute quand Stefan Kissling reprit de la tête un coup franc que claqua Sirigu en corner. Heureusement, l'arbitre siffla un hors-jeu. Petit à petit, Leverkusen sortit de sa torpeur et se mit à jouer son football vertical et rapide, avec Kissling en point d'appui. Heureusement pour les Parisiens, le milieu de terrain était à un niveau exceptionnel, avec un Matuidi à l'abattage titanesque, et un Verratti dont la gourmandise dans sa surface régala les 1.000 supporters qui avaient fait le déplacement.

Et Zlatan éclaira la soirée

Mais il fallait quand même penser à devenir efficace pour que le suspens soit dissipé et les velléités allemandes avec lui. Encore une fois, Ibra en une touche de balle envoya Maxwell dans la surface. Le centre du Brésilien était suivi d'un coup de sifflet, celui de l'arbitre pour signaler un pénalty dans la surface. Au ralenti, on voyait Spahic tirer le maillot de Lavezzi, et offrir le 9e but en Ligue des champions à l'imperturbable Zlatan.

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Un Suédois qui était en état de grâce et mit son empreinte sur le match lorsque, sur un débordement, Maxwell trouva Matuidi dans la surface et dos au but. Celui-ci donna en retrait à son attaquant dont la reprise, sans contrôle et du gauche, claqua dans les filets. Mardi soir, le buteur parisien était redevenu "Ibracadabra". Leverkusen avait la tête sous l'eau et Sami Hyypiä allait avoir besoin des 15 minutes donner des moyens de réaction à ses joueurs.
 
Dès le retour des vestiaires, les Allemands paraissaient alors plus haut sur le terrain et animés d'une envie de se lâcher.  On vit donc un peu plus Bender, Castro et Kissling, qui butaient sur l'intraitable Thiago Silva. Mais cette dynamique fut rompue par l'expulsion d'Emir Spahic, un habitué du genre pour les amateurs de Ligue 1, à la suite d'une obstruction sur Lucas côté droit. Il restait alors 35 minutes à tenir, et le Bayer les passa à courir après un ballon que confisquaient les Parisiens, heureux de pouvoir gérer la fin de match sans puiser dans leurs réserves. Cabaye, paracheva d'une frappe en pleine lucarne une belle action collective, et Paris avait mis, en 45 minutes d'une confrontation aller-retour, 9 orteils et demi et quart de finale.

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