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OL : comment le club peut perdre sa 4e place

DÉCRYPTAGE - Incapable de rattraper le trio de tête en Ligue 1, Lyon est désormais à la merci de ses poursuivants. L'hypothèse de la perte de sa quatrième place n'est pas à exclure. La preuve en quatre points.

Alexandre Lacazette le 10 septembre 2016
Alexandre Lacazette le 10 septembre 2016
Crédit : FAYOLLE PASCAL/SIPA
Luca Dangréaux

Au lendemain du résultat nul obtenu sur la pelouse du stade Matmut-Atlantique de Bordeaux (1-1), l'Olympique Lyonnais se retrouve à quinze points de l'OGC Nice (3e, 62 points), un retard qu'il ne semble pas en mesure de rattraper. À défaut d'aller chercher les places qualificatives en Ligue des champions, les partenaires d'Alexandre Lacazette pourraient même perdre la 4e, synonyme d'accession directe en "C3". 

"Le podium ? C'est très très difficile. Je préfère assurer la quatrième place plutôt que m'emballer et avoir une désillusion en fin de la saison", assurait l'attaquant des Gones en Gironde. Lyon commence donc à regarder vers le bas. Et ce pour quatre raisons.

1. Une Ligue Europa fatiguante

Là-encore, au sortir de la rencontre de vendredi 3 mars, Jean-Michel Aulas, président de l'OL, a témoigné son envie de réaliser le plus beau parcours possible en Ligue Europa. Une compétition particulièrement usante pour ses participants.

Premièrement parce qu'elle se joue les jeudis. Secondement car sa phase finale débute par des 32es, soit un tour de plus que la Ligue des champions. Entre le premier match de poule et la finale il faut donc jouer 15 rencontres supplémentaires au championnat. Pas négligeable. 

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La qualification facile face aux Néerlandais de l'AZ Alkmaar (32e de finale) en deux larges victoires : 1-4 à l'aller, 7-1 au retour. Le tour suivant sera un tout autre obstacle. Ce sont les Italiens de l'AS Rome qui se présenteront au Parc OL le 8 mars (match retour le 16 mars au stade Olympique de la capitale transalpine).

Si on passe ce 8e de finale, cela nous donne une chance d'aller au bout.

Jean-Michel Aulas, président de l'OL

"Si on passe ce huitième de finale, le club peut franchir un cap et cela nous donne une chance d'aller au bout". Une volonté de remporter la "C3" qu'Aulas a déjà clamée cette saison. Mais concilier parcours européen et national n'est pas chose aisée.

Lyon, pensionnaire de la "Champions" en début de saison l'a déjà constaté. Aux lendemains de ses six matches de poules, il a gagné deux fois, perdus deux fois et concédé deux résultats nuls. Un rythme qui, s'il se confirme, pourrait profiter à ses poursuivants (Bordeaux 5e, 42 points - Saint-Étienne 6e, 39 - Marseille 7e, 39). Sur les rencontres post Coupe d'Europe, le bilan n'est pas bien meilleur : 3 défaites, 3 victoires.

2. Un calendrier galère

Ils sont trois clubs à se disputer la quatrième place de ce championnat de France de Ligue 1. Un rang qui vaut cher car il est le seul à qualifier directement pour la petite coupe d'Europe. Le cinquième doit passer par un tour préliminaire qui oblige le club à une préparation estivale tronquée. En d'autres termes un cauchemar. Demandez au Losc (16e à cinq points de la zone rouge) et à Frédéric Antonetti, éliminés par les Azéris de Qarabag l'été dernier.

D'ici la dernière journée de Ligue 1 (20 mai) Lyon, Sainté, Girondins et Olympiens ont neuf rencontres pour se départager. Et au jeu du "qui a le meilleur calendrier", l'OL n'est pas le plus chanceux. Il doit affronter les trois épouvantails de la Ligue 1 : Paris au Parc des Princes le 19 mars, Monaco (23 avril) et Nice (38e journée de Ligue 1) au Parc OL. Le déplacement à Bastia (19e), à la lutte pour le maintien, ne sera pas de tout repos.

Pendant ce temps, les Marseillais auront pour principaux obstacles Saint-Étienne à domicile (15 avril), un déplacement à Nice le (6 mai) et une opposition directe qui vaudra cher, à Bordeaux, lors de l'avant-dernière journée (13 mai). Bordeaux n'est pas aidé par son programme : un affrontement, donc, contre les Olympiens mais aussi deux déplacements périlleux dans le Sud-Est (à Monaco le 11 mars et à Nice le 02 avril). Les Verts sont les moins bien lotis dans ce domaine : déplacement à Monaco (date inconnue), à Marseille (15 avril) et les réceptions de Bordeaux (6 mai) et du PSG une semaine plus tard.

3. Des performances irrégulières

Ce qui fait le charme de cette saison 2016-2017, c'est son suspense. Que ce soit dans la course au titre (trois points entre le premier et le troisième), au maintien (huit poins entre le 15e et le dernier) ou à la Ligue Europa (sept points entre le 4e et le 7e), il est partout. Dans ces cas, une série de résultats positifs suffirait à prendre le large sur ses poursuivants.

Les Lyonnais sont particulièrement inefficaces dans ce domaine depuis le début de l'année 2017 (quatre défaites, quatre victoires et un nul). Après sa nette victoire (3-1) contre Marseille, ils avaient l'occasion d'enchaîner et de se rapprocher de Nice mais s'étaient effondrés une semaine plus tard à domicile face au Losc (1-2). Rebelote une semaine plus tard avec la défaite (2-0) dans le derby. Après la victoire logique face à Nancy (4-0, 8 février), l'échec (2-1) lors du déplacement à Guingamp, trois jours plus tard, leur a rappelé leur incapacité à titiller le top 3 français.

Le 114e derby entre Saint-Étienne et Lyon s'est achevé dans un climat délétère, dimanche 5 février 2017
Le 114e derby entre Saint-Étienne et Lyon s'est achevé dans un climat délétère, dimanche 5 février 2017
Crédit : ROMAIN LAFABREGUE / AFP

4. Des joueurs en instances de départs

Le mercato lyonnais animera sans aucun doute le prochain mercato. Depuis plusieurs jours Jean-Michel Aulas clame son nouveau projet et assure que certains joueurs de son effectif quitteront Lyon en juin prochain. "Si Alexandre (Lacazette) ou Corentin (Tolisso) reçoivent des offres qui ne sont pas refusables, on leur entrouvrira la porte comme on l'a fait avec Benzema et Umtiti", a-t-il avoué dans une interview donnée au quotidien L'Équipe daté du vendredi 3 mars. "Je pense que le moment de partir est arrivé. Je pense que cet été c’est le moment où il faudra changer d’air et voir autre chose", admettait le numéro 10 lyonnais sur Canal+ début février.

Les valeurs marchandes dont peut profiter Aulas en fin de saison ne se limitent pas à ces deux joueurs. Mouctar Diakhaby, Rachid Ghezzal, Maxime Gonalons, Anthony Lopes et Jordan Ferri peuvent aussi quitter leur club de formation, sans oublier le départ de Clément Grenier à Rome lors du mercato hivernal.

Ces départs seront aidés par le nouveau système économique de l'Olympique Lyonnais. L'arrivée de l'investisseur chinois à hauteur de 100 millions d'euros, ajouté aux revenus d'un stade flambant neuf, permet à Lyon d'investir frein levé. L'arrivée de "Memphis" pour presque 16 millions d'euros hors bonus en est le premier exemple.

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