1. Accueil
  2. Sport
  3. Football
  4. Mort du footballeur Emiliano Sala : où en est l'enquête ?
2 min de lecture

Mort du footballeur Emiliano Sala : où en est l'enquête ?

Un intermédiaire va être jugé à Cardiff ce lundi 18 octobre. C'est lui qui est accusé d'avoir organisé le vol dans lequel est mort l'attaquant argentin qui devait rejoindre la capitale galloise après avoir quitté Nantes.

Emiliano Sala, le 8 janvier 2019
Emiliano Sala, le 8 janvier 2019
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Victor Goury-Laffont

Il y a bientôt trois ans, le 21 janvier 2019, le monde du football apprenait avec effroi que l'avion qui transportait le footballeur argentin Emiliano Sala avait disparu au-dessus la Manche. En pleine ascension, l'attaquant quittait Nantes pour rejoindre Cardiff, rachetait pour 17 millions d'euros par le club gallois dont il reste à ce joueur acheté le plus cher.

Quelques semaines plus tard la carcasse de l'avion était retrouvée en mer, puis un corps à l'intérieur, rapidement identifié comme étant celui d'Emiliano Sala. Une confirmation du décès de l'athlète qui, une fois les hommages passés, a basculé sur le terrain juridique. Le corps du pilote, David Ibbotson, n'a lui jamais été retrouvé.

Ce lundi 18 octobre, David Henderson, 66 ans, sera jugé par un tribunal à Cardiff. C'est lui qui est soupçonné d'avoir organisé le vol fatal qui a transporté l'Argentin. Une organisation potentiellement imprudente ou négligente. Il était le propriétaire de l'avion, un Piper PA-46 Malibu, dans lequel sont morts les deux hommes.

Des questions qui persistent

Ce vol aurait-il dû avoir lieu ? Non, selon la l'Autorité de l'aviation civile au Royaume-Uni, qui attaque en justice David Henderson. Deux accusations sont portées à son encontre : la mise en danger de l'avion et le fait d'avoir tenté de décharger un passager au Royaume-Uni sans permis ni autorisation.

À lire aussi

En somme, le pilote n'aurait disposé que d'une licence de pilote privé, qui ne lui permettait en principe pas d'effectuer de vols commerciaux et de transporter des passagers contre rémunération. Hors, le rapport définitif sur l'accident publié en mars 2020 par le bureau d'enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB) concluait bien que l'opération de transport avait été payée.

Le pilote n'avait pas non plus de formation pour voyager de nuit, ce qu'il a tenté de faire lors de ce trajet, et dans des conditions météorologiques compliquées qui plus est. Pour éviter le mauvais temps, le pilote aurait volé à une vitesse excessive. Alors qu'il essayait d'effectuer une manœuvre, l'avion se serait brisé, puis il a "probablement" été intoxiqué au monoxyde de carbone par le système d'échappement du moteur.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/