2 min de lecture Éducation nationale

Coronavirus : ce qui va changer dans les écoles dès lundi

ÉCLAIRAGE - Jean-Michel Blanquer a annoncé de nouvelles mesures pour freiner l'épidémie dans le milieu scolaire. Celles-ci prendront effet dès ce lundi.

Une école à Villers-lès-Nancy ce mardi 12 mai (illustration)
Une école à Villers-lès-Nancy ce mardi 12 mai (illustration) Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Nicolas Barreiro et AFP

La troisième vague de l'épidémie, plus que les autres, frappe de plein fouet les écoles en France. Face à cette aggravation, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé de nouvelles mesures afin de freiner la propagation du virus parmi les étudiants.

Dès lundi, dans les 19 départements confinés, une classe fermera dès qu'un élève sera testé positif à la Covid-19, contre trois auparavant. "Nous devons renforcer les mesures sanitaires dans le milieu scolaire (…) À partir de la semaine prochaine, dans les départements concernés, nous fermerons chaque classe au premier cas de contamination", déclarait Jean-Michel Blanquer. 

"Cela va nécessairement signifier plus de fermetures de classes dans les prochains jours" et "forcément des inconvénients", a-t-il admis, précisant que cela concernerait "tous les niveaux scolaires", de la maternelle au lycée. Par ailleurs, les parents pourront demander à bénéficier d'un arrêt de travail pour garder leurs enfants, a encore indiqué le ministre.

Le protocole du ministère précise qu'au moment de la réouverture, "les responsables légaux des élèves de plus de 6 ans devront attester sur l’honneur de la réalisation d’un test par l’élève et du résultat négatif de celui-ci. En l’absence d’une telle attestation, l’éviction scolaire de l’élève sera maintenue jusqu’à la production de cette attestation ou à défaut pour une durée maximale de 14 jours".

La cantine, "un maillon faible"

La cantine joue "un rôle fondamental dans la vie des élèves", reconnaît Jean-Michel Blanquer, notamment pour les élèves défavorisés, c'est pourquoi elle reste ouverte. Pourtant elle reste un "maillon faible", alors les collectivités locales sont désormais en mesure d'interdire ou non leur accès. 

"Nous n’incitons pas à ce que ce soit le cas. C’est une mesure qui doit être prise en dernier ressort quand on pense qu’elle est indispensable au regard des circonstances locales", explique le ministre.

Plus de professeurs remplaçants

De l'autre côté de la classe, les professeurs se retrouvent également en première ligne. "Nous renforcerons de ce fait les moyens de remplacement" des enseignants, a promis le ministre, reconnaissant "de la tension dans certains territoires". "Les rectorats concernés pourront recruter davantage", a-t-il dit.

Pour tenir jusqu'à la fin de l'année scolaire, Jean-Michel Blanquer mise sur la vaccination pour les professeurs, qui pourra "se déployer d'ici fin avril" et la montée en puissance des tests salivaires.

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