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Les Algériens Riyad Mahrez et Hicham Boudaoui face aux Congolais Theo Bongonda et Noah Sadiki lors de la CAN.
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
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D'un côté, des Fennecs en mission pour le retour à ce niveau de la compétition. De l'autre, des Léopards ambitieux qui rêvent de frapper un grand coup. Dès les huitièmes de finale, l'Algérie et la République démocratique du Congo s'affrontent ce mardi 6 janvier au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat à 17 heures, pour le premier grand choc éliminatoire de cette CAN.
Les Algériens ont terminé en tête de leur groupe sans forcer, grâce à trois victoires contre le Soudan (3-0), le Burkina Faso (1-0) et la Guinée équatoriale (3-1). Une bonne surprise, alors qu'ils restaient sur deux éliminations au premier tour des deux dernières éditions et se présentaient au tournoi sans grande confiance avec leur entraîneur suisse Vladimir Petkovic.
En face, les Congolais ont pris la deuxième place de leur poule, mais avec sept points. Autrement dit, pas de quoi s'inquiéter pour les hommes de Sébastien Desabre, derrière le favori sénégalais seulement à la différence de buts.
Ce huitième de finale est le plus indécis sur le papier et l'Algérie, malgré son sans-faute, a hérité d'un très gros morceau pour son premier match couperet depuis sa finale victorieuse en 2019.
Quatrième de la compétition il y a deux ans, la RDC est dans l'une de ses meilleures périodes, après avoir dominé le Cameroun et le Nigeria - deux nations toujours engagées en quarts de finale de cette CAN - lors des barrages africains pour le Mondial 2026, en novembre. Toujours en course, le pays tâchera d'ailleurs de se qualifier à la Coupe du monde au mois de mars, lors des barrages intercontinentaux disputés au Mexique.
Les Léopards peuvent compter sur des visages bien connus du football français, entre les Lillois Ngal'ayel Mukau et Chancel Mbemba ou encore l'attaquant passé par Marseille Cédric Bakambu. "L'Algérie est l'adversaire parfait pour démontrer et valider notre progression depuis maintenant plusieurs mois, voire plusieurs années", a d'ailleurs assuré le buteur du match contre le Sénégal au premier tour (1-1).
Cette fois, il devra tromper la vigilance d'un certain Luca Zidane, fils de la légende tricolore, dans les buts des Verts. "Son frère [Elyaz Zidane] joue avec moi au Betis Séville, donc personnellement, je connais un petit peu la famille Zidane et je lui souhaite le meilleur", a commenté Cédric Bakambu.
Ses partenaires devront néanmoins se méfier de l'attaque algérienne, menée par son capitaine Riyad Mahrez (3 buts) mais également d'autres éléments techniques comme la pépite Ibrahim Maza et Mohamed Amoura, qui évoluent en Allemagne, respectivement à Leverkusen et Wolfsburg. En d'autres termes, ce sont deux effectifs particulièrement dotés et candidats à la victoire finale le 18 janvier prochain qui se rencontrent.
L'attrait de cette rencontre de haut vol tient également aux tribunes, souvent très animées pour les rendez-vous de ces deux sélections. Les supporters algériens sont venus en masse au Maroc, juste de l'autre côté de la frontière.
Malgré des affluences décevantes au global dans cette CAN, les stades sont donc bien pleins pour les Fennecs. "On va rendre les supporters heureux", assurait cette semaine Mohamed Amoura, qui n'a pas encore trouvé le chemin des fils sans que ça le préoccupe particulièrement. "Pour nous, c'est important de montrer de quoi on est capable, de continuer sur cette lancée et d'avoir la bonne mentalité", a ajouté Ismaël Bennacer, qui veut entretenir la "bonne dynamique" de la sélection magrébine.
À Rabat, ses coéquipiers auront plus de repères que leurs adversaires puisqu'ils évoluent depuis trois matchs déjà au stade Moulay Hassan. Les hommes du Français Sébastien Desabre ont eu voyagé entre le stade Al Madina de la capitale et celui de Tanger. Pour les soutenir, ils pourront toutefois compter sur Michel Kuka Mboladinga, la star du tournoi qui reste immobile - debout sur son siège et le bras tendu - en hommage au héros national congolais Patrice Lumumba.
Mais puisque "le moral est au zénith" (dixit Cédric Bakambu) dans les troupes bleues, il semble temps pour la RDC de vaincre les statistiques. L'équipe n'a jamais battu l'Algérie avec trois défaites et quatre nuls. À la CAN 1988, l'ex-Zaïre s'était incliné 1-0, avant de concéder un score nul et vierge (0-0) lors de l'éditio 2000 sous l'appellation actuelle.
L'affiche a mis le feu aux réseaux sociaux où des fans des deux camps n'hésitent pas à se chambrer. "C’est le match de la bouche entre deux nations passionnées qui parlent beaucoup", résume le rappeur Youssoupha, né à Kinshasa, à RMC Sport.
"Je pense qu'on a les joueurs pour remporter ce match et on ne va pas y aller de main morte", a d'ailleurs lancé l'ailier algérien Anis Hadj Moussa face à la presse après la phase de poules parfaite de son équipe.
"Comme les Congolais disent : 'Si le poisson n'est pas dans l'eau, il est dans la sauce'. Ils vont l'être dans la sauce", s'enthousiasme un supporter des Fennecs auprès du média, sur place.
"Il ne faut pas être humble les frères : il faut avoir confiance en notre équipe, on va les fimbu [les fouetter en lingala] et les chicoter. On va leur mettre un 3-0", répond un fan de la RDC, selon l'expression consacrée, au média sportif. "Je ne vois que des mecs humbles disant que c'est du 50-50... Non, on va les chicoter. Ils parlent beaucoup, nous aussi et on va gagner sur le terrain et en dehors". Le choc est lancé.
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