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Vendée Globe : comment Armel Tripon se prépare pour cette course en solitaire

À trois jours du départ du Vendée Globe, dimanche 8 novembre, Armel Tripon présente son monocoque Occitane en Provence. Le skipper explique aussi comment il s'est préparé pour son tour du monde en solitaire.

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Vendée Globe : comment Armel Tripon se prépare pour cette course en solitaire Crédit Image : Patrice Gabard/RTL | Crédit Média : Patrice Gabard | Durée : | Date : La page de l'émission
Patrice Gabard édité par Quentin Marchal

L'heure du grand départ départ approche. Le Vendée Globe, compétition mythique que l’on surnomme l’Everest des courses au large, débute ce dimanche 8 novembre, depuis les Sables-d'Olonne. Trois semaines avant le départ, l’un des favoris de cette 9ème édition, le Nantais Armel Tripon nous présente son bateau de dernière génération, mis à l’eau en février dernier.

La brise est légère ce jour-là, mais le bateau d’Armel Tripon aux immenses foils jaunes accélère déjà. "Ça y est on est parti, le bateau est à 17, 18 nœuds, et on commence à bien voler", se réjouit le skipper. Dans le bateau, c’est un sifflement continu ou presque, "on est, par moment, à plus de 80 décibels donc moi j’ai des bouchons d’oreilles, par exemple, avec un contrôle actif et j’ai un casque antibruit aussi", explique Armel Tripon.

Ce monocoque, très exigeant à cause de la vitesse à laquelle il navigue sur l'eau, demande une attention de tous les instants et une forte capacité de réaction. Heureusement, l'intelligence artificielle veille sur la bonne marche du bateau et peut aider en cas de problèmes et de risque de casse, comme le souligne le candidat à la victoire finale : "Les alarmes sont là aussi pour nous guider dans la manière de pousser le bateau".

Armel Tripon, sur son monocoque
Armel Tripon, sur son monocoque Crédit : Patrice Gabard/RTL

Une préparation mentale de plusieurs mois

Dans la cabine, question confort, c’est le strict minimum sur ce bateau, à une exception : "Moi, j’ai fait le choix d’avoir une bannette confortable avec un vrai matelas, pour pouvoir avoir de vraies phases de repos importantes. Après le jeu, c’est effectivement de réussir à dormir quand le bateau va vite, quand ça tape et c’est là où il y a un vrai challenge", souligne Armel Tripon. 

La cabine du monocoque
La cabine du monocoque Crédit : Patrice Gabard/RTL
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Le skipper nantais estime que "le bonhomme est aussi important que le bateau" et c’est pour cela qu’il travaille avec un coach en préparation mentale depuis plusieurs années. "70 jours ou 75 jours en mer en solitaire, ça se prépare, on ne peut pas dire du jour au lendemain, tiens, comment je vais faire pour rester concentré, motivé et en bonne forme physique et mentale", détaille-t-il.

Avec l'aide d'un coach en préparation mentale, issu du tennis de haut niveau, Armel Tripon a donc travaillé "sur la concentration, le détachement, la gestion des émotions, un mauvais classement qui tombe, un pépin à bord et comment gérer émotionnellement tous les aléas de la course".

Avant le départ, le navigateur a déjà balayé le parcours, imagé ses trajectoires, les manœuvres et les changements de voile, dans ce qui sera le premier tour du monde en solitaire de sa carrière.

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