9 min de lecture Divertissement

Johnny Hallyday "n'était pas sous influence" selon l'un de ses plus proches amis

"L'idole des jeunes" aurait eu 77 ans: le parolier Pierre Billon revient sur les dernières années de sa vie.

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Pierre Billon, Dr. François Charpentier, Fabienne Carat, Alain Pompidou dans " À la Bonne Heure !" du lundi 15 juin 2020 Crédit Image : BERTRAND GUAY / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
La page de l'émission
David Buron

Johnny Hallyday aurait eu 77 ans aujourd'hui. Pour marquer le coup et lui rendre hommage, Stéphane Bern consacrait ce matin l'une de ses énigmes à "l'idole des jeunes", puis s'est entretenu en direct avec l'auteur compositeur Pierre Billon, l'un des plus proches amis de Johnny. "C'était un "ange taquin", extrêmement fidèle en amitié, s'est remémoré le parolier. Sur la fin de sa vie il était de plus en plus gentil, il s'occupait de plus en plus des autres. Il dégageait beaucoup plus d'amour qu'au tout début.

Pierre Billon s'est aussi expliqué sur la raison d'être de son livre de souvenirs, Johnny, quelque part un aigle (Harper Collins), publié l'an dernier: "J'étais triste que l'on puisse penser que Johnny était "sous influence". J'ai été assez présent auprès de lui pour savoir qu'il n'était pas sous influence et que de toute façon il était très difficile d'influencer Johnny. Sauf peut-être par amitié et par amour... Moi je l'ai influencé par amitié plusieurs fois et Laetitia l'a influencé par amour, certainement, en lui sauvant une bonne partie de sa vie pour sa santé" a détaillé le biker, dans une référence à peine voilée à la querelle d'héritage qui déchire la famille du chanteur depuis bientôt trois ans.

Autre sujet "polémique" qui chagrinait Pierre Billon: les rumeurs autour de Johnny et une supposée addiction à la drogue. "Moi j'ai fait des voyages avec lui qui duraient deux mois et demi dans les années 90 et en dehors d'une bière le soir et un gros dodo, je n'ai rien vu comme drogue ! Il fallait donc que j'en parle un jour ou l'autre."

Un extrait de l'émission que nous vous proposons de réécouter en haut de cette page...

Les énigmes d'"À la bonne heure !"

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Retrouvez Stéphane Bern dans A La Bonne Heure ! du lundi au vendredi de 11h30 à 12h30 pour une nouvelle émission.

Pour vous divertir, toutes générations confondues, l'équipe vous propose un jeu qui vous emmène à la découverte des rois de France aux rois de la pop, des trésors de nos villages aux trésors de la chanson, du cinéma, de tout ce qui fait le patrimoine... et à la rencontre aussi de personnalités qui font l’actualité culturelle !

Quatre nouvelles énigmes au menu ce matin, et quatre chances de gagner des cadeaux ! Pour cela, dès que vous croyez avoir la bonne réponse à l’énigme, envoyez un SMS au 64900 (0,35cts/sms) avec le mot clé "JEU" suivi de votre réponse. Vous passerez peut-être à l’antenne afin de la vérifier avec Stéphane Bern et un invité qualifié.

Énigme n°1

"La personnalité dont j’aimerais vous faire découvrir le nom a écrit son autobiographie et elle commence ainsi : "J'avais quelques mois quand ma mère est rentrée du travail et m'a retrouvé seul par terre, sur une couverture." Et l’auteur continue : "Que s'est-il passé ce jour dont je ne me souviens plus, mais qui a dû imprimer ma peau fragile d'enfant, mon dos sur le parquet, mes pleurs qui ne l'avaient pas retenu ? A-t-il prononcé mon prénom ? Est-ce qu'il a murmuré : Je suis désolé,. Est-ce que j'avais froid ? A-t-il pensé à moi ? Un baiser ? Un geste ? Je ne le saurai jamais. Il m'a laissé le silence en héritage." 
Il, c’est ce père qu’il ne reverra pratiquement plus ou dans des occasions un peu sordides comme ce jour où, alors qu’il effectue son service militaire, on lui dit : ton père est là qui veut te voir. Mon père ? s’étonne-t-il ? Mais je n’en ai pas. Il sort quand même, va saluer un inconnu qui serre un ourse en peluche sous le bras et les flashes commencent à crépiter. Il comprendra que ce père inconnu a vendu des photos de la star qu’est devenu son fils. Des retrouvailles sordides pour 5000F.
Et lorsque ce père mourra en 1989, il y aura une seule personne pour suivre le cercueil : son fils – accomplissant comme un dernier devoir et contemplant peut-être le vide dans lequel, lui aussi, il aurait pu tomber.
Et sa mère : » c’était tabou de parler d’elle quand j’étais petit … Je ne lu en voulais pas car elle n’existait pas »  écrira-t-il. Car la mère, Huguette est loin, elle aussi. Ce n’est qu’après ses cinquante ans à lui qu’ils se retrouveront. Il l’hébergera chez lui et devra apprendre à dire : maman. "C'était comme dire je t'aime pour la première fois. Ça m'a piqué dans le coeur." Dira-t-il.
Mais malgré ce noir tableau, l’enfant ne manque pas d’amour. Il est élevé par la sœur de son père et ses deux filles qui tombent sous son charme.
De cette enfance déchirée, il n’oubliera rien, ni l’abandon, ni l’absence ni la solitude,. Et cependant comme un enfant de la résilience, il fera de ses blessures une force. "J'ai eu de la chance, je le sais. Oui, j'ai bossé, mais j'aurais pu finir comme ces types, désespérés, la rage au ventre. J'ai juste trouvé un truc intelligent pour exprimer cette colère. C'est tout.", 
Ce truc intelligent, vous le savez, c’est la chanson. Alors qui est cet immense artiste dont je vous ai juste raconté les débuts dans la vie, un artiste qui aurait aujourd’hui 77 ans s’il vivait encore ?"


Réponse : Johnny Hallyday. 
Au téléphone : L'auteur compositeur et ami de Johnny Pierre Billon. 

Pierre Billon: Johnny, quelque part un aigle
Pierre Billon: Johnny, quelque part un aigle Crédit : Harper Collins

Énigme n°2

"Qu'est ce qui relie le comédien Christopher Lee, l'immense réalisateur Francis Ford Coppola et le créateur inoubliable de Jolie Poupée, Bernard Menez ? Quel est celui qui symbolise à la fois Eros et Thanatos, l'érotisme. et la mort ? Enfin : quel personnage lorsqu’il croque dans une gousse d'ail ne risque pas seulement la mauvaise haleine ? Si vous avez réponse à toutes ces questions, alors vous avez deviné de quel personnage je veux vous parler  Et si vous pensez avoir trouvé, envoyez un SMS au 64900 !
Pour aller à la rencontre de ce personnage, il faut entamer un long (très long!) voyage : ne pas avoir peur des routes tortueuses, des forêts inhospitalières et des cochers patibulaires. Aux confins de la Hongrie et de l'ancien Empire ottoman, il habite seul et depuis fort longtemps une vaste demeure, perchée sur le rebord d'un immense précipice. Ne cherchez pas son ombre, ni son reflet dans les miroirs : il est plutôt du genre « fuyant »… On le reconnaît généralement à son teint pâle, son fort accent slave ; bien sûr, et à l'espèce de « gêne » qu'il ressent dès qu'il se trouve en présence d'un crucifix. J'ignore si la coutume, chez lui, recommande de faire deux, trois ou quatre bises mais permettez-moi de vous donner un conseil : si un jour vous le croisez ne l'embrassez pas tout de suite. Contentez-vous d'une poignée de mains. Ou, comme en période de confinement d'un petit « salut » de la tête … Ça suffira amplement.

Ce personnage qui est un personnage de fiction, a été créé en 1897 par un écrivain anglais. La première version de ses aventures, publiée sous forme d'un roman épistolaire , a rencontré un succès immédiat et fut adaptée au cinéma dès 1920 ! Pour écrire son récit, l'auteur se serait inspiré d'une légende : celle d'un prince devenu fou qui avait pour habitude d'empaler ses ennemis supposés. Lorsque, longtemps après sa mort, on voulut déplacer la dépouille du tyran, on s'aperçut que le cercueil était vide… glaçant n'est-ce pas ?



Alors, avez-vous reconnu ce personnage effrayant, qui est peut-être la réincarnation d'un seigneur assoiffé de sang ?

Réponse : Dracula. 
Au téléphone : le Dr François Charpentier, porte-parole de l'ESF (L’Etablissement français du sang), qui appelle tous ceux et celles qui le peuvent à venir donner leur sang, alors que les réserves sont au plus bas depuis le déconfinement. 

La légende de Dracula a été porté de nombreuses fois à l'écran, comme ici sous les traits de Christopher Lee
La légende de Dracula a été porté de nombreuses fois à l'écran, comme ici sous les traits de Christopher Lee Crédit : paranormal-info.fr

Énigme n°3

"Les Québécois appellent cela un téléroman. Nous utilisons, nous un autre mot, hérité de la littérature lorsqu’au XIXème siècle, les journaux publiaient en bas de page un roman, chapitre par chapitre, c’est le mot de feuilleton … Eh oui, un mot qui sent bien la littérature et ces livres qu’on tourne page après page … C’est bien la preuve que nous venons de la civilisation de l’écrit.
Ce genre connut à la télévision ses grandes heures dans les années 60 et 70. Les plus anciens se souviennent encore de Janick Aimée, Belle et Sébastien, Thierry la Fronde, Belphégor Rocambole, Vidocq, l’homme du Picardie … sans compter les soaps venus d’Amérique : les feux de l’amour, Dallas, Santa Barbara, Amour Gloire et Beauté …
Mais à la fin des années 90, le feuilleton semblait un peu dépassé. Place aux séries et aux mini séries. Vous me direz, il n’y a pas une grande différence entre une série et un feuilleton … Et vous aurez raison … Les spécialistes affirment que l’on ne peut pas prendre un feuilleton en cours parce qu’il faut avoir vu tous les épisodes pour comprendre l’intrigue … Mais est-ce que ça n’est pas le cas pour les séries qui connaissent le plus grand succès aujourd’hui. Si vous prenez Game of Thrones au milieu de la saison 3, il y a peu de chances que vous en saisissiez tous les tenants et les aboutissants. Disons que série, ça fait plus chic et plus moderne que feuilleton – moins littéraire peut-être aussi dans ses origines …
Alors est-ce d’une série ou d’un feuilleton dont je voudrais vous faire deviner le nom ? A vous de choisir, le tout, c’est que vous le trouviez.
Moi j’emploierai le mot de feuilleton. Et c’est assez courageusement dans le contexte que je vous ai décrit que les responsables de France télévisions et précisément de France 3 se lancèrent dans l’aventure en 2004. D’ailleurs, le succès ne fut pas au rendez vous des premières diffusions. Mais les responsables de la chaîne avaient anticipé ce risque et décidé, quoi qu’il arrive et quelles que soient les audiences, d’en diffuser au moins 100 épisodes. Et la suite leur a donné raison. Le feuilleton a décollé atteignant même au cours de sa 4ème saison des audiences de près de 6,5 millions de téléspectateurs qui le plaçaient à la hauteur des journaux télévisé les plus regardés. Quant aux primes tirés du même feuilleton, il ont  parfois atteint jusqu’à 23 ou 24% de parts de marchés ce qui constitue un énorme succès.
Et mieux encore : cette initiative prise par les responsables de Fr3 a donné un nouvel élan à ce genre de créations … Désormais, TF1 et Fr 2 ont leur feuilleton et ne s’en portent pas plus mal.
Alors quel est le nom de cette série ou de ce feuilleton qui a l’accent du Sud qui mêle allègrement intrigues policières et aventures amoureuses  et qui est entré cette année dans sa 16e  saison ?"




La réponse : Plus belle la vie
Au téléphone : Fabienne Carat, alias Samia Nassri dans le célèbre feuilleton de France 3. La comédienne nous parle également de son autobiographie, sortie le 28 mai: Danse avec la vie (Michel Lafon).  

Danse-avec-la-vie
Danse-avec-la-vie Crédit : Michel Lafon

Énigme n°4

"Il y a 51 ans, jour pour jour, la personnalité que je vais évoquer à présent accédait.. au « sommet d’une sorte d’Olympe, mais une Olympe républicaine et laïque … C’était un homme connu et aimé sans doute des français mais qui succédait à une personnage on ne peut plus imposant dont on savait déjà qu’il allait entrer dans l’Histoire. D'ailleurs, à peine parvenu à ce sommet, il mesurait déjà la difficulté de sa tâche. A ses collaborateurs qu'il avait réuni, il avait expliqué qu’il était condamné à un « semi-échec historique ». Le terme était fort. D’autant que sa large victoire montrait qu’une partie importante des Français avaient envie de le voir à cette place ! Et pour qu’ils ne soient pas perturbés ou attirés par d’autres activités plus ludiques et qu'un maximum d'entre eux puisse s'exprimer, on avait, cette année là avancé le jour de l'ouverture de la pêche et retardé le départ des 24h du Mans ! Mais qui est ce personnage, qui abordait les plus hautes responsabilités avec un bonheur mêlé d'inquiétude ? Dès que vous pensez avoir trouvé, envoyez votre réponse au 64 900 !
Les français découvriront cet homme aux sourcils épais et à la cigarette plantée dans la  bouche au début des années 60. Il est né dans le Cantal, à Montboudif, et son style  séduit rapidement une grande partie de l'opinion. Il faut dire qu'il rassemble sur sa personnalité bien des traits  apparemment contradictoires de notre pays.: il est d’origine rurale, mais il a travaillé à la banque Rotschild, il passe aussi bien ses vacances parmi les paysans dans le Lot à Cajarc que parmi la jet set à Saint-Tropez, il est plutôt de tendance conservatrice mais féru d’art contemporain, il connaît l’économie et les entreprises mais aussi la littérature : il est normalien, agrégé de lettres et auteur notamment d’une brillante anthologie de la poésie française.
À l'aise dans tous les milieux, il accompagne le redressement du pays, déjoue les crises, tout en restant résolument fidèle à celui qui la fait entrer dans la lumière. Mais en 1968, des divergences d’analyse politique et le sentiment peut-être que celui qui occupe la première place du pouvoir s’est un peu usé le poussent à s'émanciper. A quoi s’ajoute le fait que son nom et surtout celui de sa femme qu’il aime tant ont, assez ignoblement d’ailleurs, été mêlés à une sordide affaire de meurtre et de partouze et qu’il n’a pas reçu de ceux qui l’entouraient et qui occupaient le pouvoir le soutien qu’il espérait. Voilà pourquoi, après avoir du quitter le poste de Premier ministre qu’i avait si longtemps occupé, il prononcera le  17 janviers 1969 un discours fameux resté dans l’Histoire sous le nom d’appel de Rome, un discours par lequel, comme diraient les psychanalystes, il s’était décidé à tuer le père.
Son pari sera réussi. Hélas, son règne sera de courte durée. La maladie l’emportera avant la fin de son mandat. Aujourd'hui, des écoles, des musées, un hôpital portent son nom.. Pas si mal pour celui qui avait  peur qu'on l'oublie, car disait-il, « les peuples heureux n'ont pas d'histoire »."



Réponse : Georges Pompidou. 
Au téléphone : Le Pr. Alain Pompidou, fils de l'ancien Président. 

Georges Pompidou le 20 juin 1969, lors de la journée de passation de pouvoir.
Georges Pompidou le 20 juin 1969, lors de la journée de passation de pouvoir. Crédit : STF / AFP
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