2 min de lecture Société

Les protections hygiéniques seront-elles bientôt gratuites pour les plus précaires ?

ÉCLAIRAGE - La secrétaire d'État chargée de l'égalité, Marlène Schiappa, a réuni mardi 28 mai plusieurs ministres, parlementaires, associations et industriels pour mettre en place une stratégie de lutte contre la "précarité menstruelle".

Les règles, un tabou sociétal qu'il est important de faire tomber
Les règles, un tabou sociétal qu'il est important de faire tomber Crédit : Erol Ahmed
Arièle Bonte
Arièle Bonte
Journaliste

Expérimenter la gratuité des protections hygiéniques, c'est la mission qu'a donnée Marlène Schiappa, secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, à Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin La République en marche, ce mardi 28 mai lors de la Journée mondiale de l'hygiène menstruelle

À cette occasion, la secrétaire d'État a convié Christelle Dubos (Secrétaire d'État des Solidarités et de la Santé), Brune Poirson (Transition écologique) et Agnès Pannier-Runacher (Économie et Finances), ainsi que plusieurs parlementaires, associations et industriels pour mettre en place une stratégie de lutte contre la "précarité menstruelle", une problématique qui n'épargne pas les personnes vivant sur le sol français.

Parmi cette stratégie, on retrouve donc la proposition-phare du gouvernement, tirée d'un amendement justement proposé par Patricia Schillinger en décembre dernier. La sénatrice demandait d'expérimenter, "au sein de régions volontaires, idéalement en métropole et outre-mer, la libre distribution de protections hygiéniques dans différents lieux accueillant, notamment, des publics vulnérables" pour les femmes les plus précaires, notamment dans les écoles, hôpitaux ou prisons.

À la suite de cette demande, Agnès Buzyn avait déclaré qu'elle s'engageait à "trouver un vecteur pour que nous améliorions la disponibilité, la gratuité, des protections hygiéniques, que nous trouvions ce vecteur d'ici la loi de finances de l'année prochaine, ou le PLFSS", rapportait Le Figaro.

4 arrondissements parisiens déjà engagés

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Quelques mois plus tard, Patricia Schillinger se voit donc attribuer la mission d'étudier "les objectifs et modalités" de la mise en place d'un tel dispositif dans plusieurs "lieux collectifs" tandis que le gouvernement s'engage lui aussi à travailler sur des mesures concrètes concernant les produits d'hygiène. Ces dernières seront notamment détaillées dans le projet de loi sur l'économie circulaire porté par Brune Poirson.

Le débat autour de la "précarité menstruelle" avait défrayé la chronique en 2015, au moment des discussions sur le taux de TVA qui était appliqué aux protections hygiéniques. Depuis, le sujet fait figure d'enjeu sociétal et politique et plusieurs associations ou organisations se battent sur le terrain à l'image de Règles Élémentaires ou des Petites Glo.

Cette dernière milite par exemple pour rendre accessible les protections hygiéniques dans les établissements scolaires français. Grâce à une campagne lancée ces derniers mois, quatre arrondissements de Paris ont déjà annoncé qu'ils "mettront des distributeurs de protections périodiques bio en libre service dans les toilettes de leurs collèges dès septembre", comme le rappelle sur Twitter la fondatrice de cette newsletter féministe destinée aux adolescentes, Rebecca Amsellem. 

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