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VIDÉO - "On n'est pas couché" : pour la veuve de Tignous, "ils ont tué un mec bien"

Chloé Verlhac, veuve du dessinateur de Charlie Hebdo, Tignous, a présenté son livre "Si tu meurs, je te tue", sur le plateau de "On n'est pas couché", samedi 11 janvier.

Chloé Verhlac, veuve de Tignous
Chloé Verhlac, veuve de Tignous Crédit : Capture d'écran Twitter/ONPC
Chloé
Chloé Richard-Le Bris Journaliste

Plutôt du genre à s'éloigner avec ses enfants lors des commémorations, cette année, Chloé Verlhac modifie ses habitudes. Invitée sur le plateau de l'émission On n'est pas couché, samedi 11 janvier, la veuve du dessinateur Tignous tué pendant les attentats de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, présente son livre Si tu meurs, je te tue et revient sur le deuil de son compagnon.

En parlant des auteurs de l'attentat de Charlie Hebdo, Chloé Verlhac déclare à propos de feu son mari : "Ils ont tué un mec bien et potentiellement un de ceux qui pouvaient les aider". Elle cite d'ailleurs les propos de Tignous au sujet des jeunes qui s'embrigadent dans Daesh :"Mais est-ce que vous vous êtes posé la question de notre part de responsabilité dans le malheur de ces jeunes pour qu'ils en arrivent là ?" 

Des propos dans lesquels elle se retrouve : "Je l'aimais pour ça aussi. C'est-à-dire que Tignous ce n’était pas quelqu'un qui condamnait, c'était un dessinateur intelligent. Tignous c'était un veilleur, il mettait le doigt sur des choses et il nous donnait à voir, mais il n'y avait jamais de méchanceté gratuite parce qu'(...) il n'y avait pas de jugement de valeur, il y avait de vraies interrogations sur, à un moment, comment est-ce qu'on en est arrivé là, puisque l'Homme n'est pas fondamentalement mauvais."

L'autrice se rappelle aussi le calvaire de l'administration lors du décès de Tignous qui devait prouver son malheur en s'entretenant avec un professionnel de santé. "J'étais très en colère le jour où j'y suis allée et je lui ai demandé s'il allait mesurer ma quantité de larmes pour savoir sur quelle échelle du malheur il allait me situer, parce qu'en fait il y a des degrés et j'ai été plutôt bien notée sur l'échelle du malheur, le stade d'après c'est que je ne sortais plus de chez moi et fallait m'interner."

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