1. Accueil
  2. Culture
  3. Médias et people
  4. Ophélie Winter raconte l'inceste : "La personne à qui j'en veux le plus c'est ma mère"
2 min de lecture

Ophélie Winter raconte l'inceste : "La personne à qui j'en veux le plus c'est ma mère"

INVITÉE RTL - Abusée pendant des années par un oncle, la chanteuse revient sur cette épreuve dans son livre "Résilience".

Ophélie Winter dans les studios de RTL en mai 2021
Ophélie Winter dans les studios de RTL en mai 2021
Crédit : RTL
Ophélie Winter raconte l'inceste : "La personne à qui j'en veux le plus c'est ma mère."
01:02
Aymeric Parthonnaud & Steven Bellery

Ophélie Winter évoque "la colère emmagasinée pendant l'enfance" dans son livre Résilience qui est publié aux éditions Harper Collins. Une colère qui provient d'une terrible épreuve. La chanteuse révèle que son oncle, le frère de sa mère, lui a fait subir des attouchements des années durant.

"Ce livre je l'ai écrit au moment de ma vie où la moitié des gens dont je parle sont morts, commence-t-elle au micro de RTL. (...) En ce moment, il y a le hashtag 'MeToo'... Beaucoup de gens ont été victimes de ça dans leurs familles. C'est monstrueux. La seule bonne chose que ça apporte aujourd'hui, c'est que des gens sont punis ou mis en examen... Il y a une épée de Damoclès au-dessus de la tête de ces gens. Ils sont plus angoissés qu'ils ne l'étaient avant."

Aujourd'hui, Ophélie Winter a su dompter la haine qu'elle dirigeait autrefois contre son oncle. "Moi, mon oncle, le pauvre, malheureusement était handicapé physique. C'était une horreur, j'avais peur de lui physiquement. Il n'était pas très joli le pauvre mais ce n'était pas de sa faute, confie-t-elle. La personne à qui j'en veux le plus c'est ma mère. Ma mère, je lui ai dit, elle m'a mis une claque et m'a dit 'Arrête de mentir !', et ça a duré 10 ans..."

Je priais toutes les nuits pour qu'il meure.

Ophélie Winter

"Lui, le pauvre. Personne ne lui a dit que c'était mal. C'est un handicapé. Je lui en ai voulu pendant très longtemps. Je voulais qu'il meure. Je priais toutes les nuits pour qu'il meure. Quand j'ai compris après que ce n'était pas de sa faute, j'ai trouvé ça encore pire que ma mère l'ai laissé faire... Qu'il n'y ait pas de solution."

À lire aussi

"J'essaye de ne pas la juger plus qu'elle ne le mérite, tranche Ophélie Winter. Elle aussi a eu une vie compliquée, elle s'est retrouvée avec deux gamins en bas âge, avec un travail le jour un autre la nuit... Maintenant, il y a des choses qui se sont passées avec son frère qui ne sont pas pardonnables", explique l'artiste.

"Un malheur qui m'a obligé à grandir plus vite", écrit Ophélie Winter dans son livre. "Je n'ai pas eu d'adolescence normale, j'ai eu un début de relations intimes avec les hommes ultra compliqué. On a une façon de soigner ces maux, chacun le fait d'une façon différente. Je n'ai aucune leçon à donner à qui que ce soit. C'est très personnel. Moi j'aime me dire que tout est passé. Le passé, c'est passé. Le présent est un cadeau". 

La chanson Elle pleure (album Privacy sorti en 1998) évoquait d'ailleurs ces épreuves de jeunesse. La chanteuse évoquait une narratrice différente à l'époque, un "elle" qui la protégeait des questions indiscrètes. Mais son entourage familial, lui, savait exactement de quoi elle parlait. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/