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"J'ai commis une erreur de jugement" : la princesse Mette-Marit de Norvège rattrapée par les documents publiés sur Jeffrey Epstein

La princesse Mette-Marit de Norvège se retrouve au cœur d'une tempête médiatique suite à la publication de documents compromettants liés à Jeffrey Epstein. Ces révélations surviennent à un moment délicat, alors que son fils fait face à un procès pour des accusations de viols notamment.

La princesse norvégienne Mette-Marit, le 2 décembre 2025 à Oslo

Crédit : Stian Lysberg Solum / NTB / NTB via AFP

AFP & Eléonore Aparicio

Mauvais timing pour la princesse Mette-Marit. Alors que son fils s'apprête à être jugé pour viols, la future reine de Norvège est éclaboussée par un autre scandale. Les nouveaux documents Epstein révélés vendredi 30 janvier par la justice américaine trahissent une proximité insoupçonnée entre elle et le criminel sexuel américain.

Le nom de l'épouse du prince héritier Haakon, apparaît au moins 1.000 fois, selon le journal norvégien Verdens Gang (VG), dans les millions de pages diffusées. Les échanges entre 2011 et 2014, dévoilés ce week-end par la presse norvégienne, révèlent une certaine complicité entre Mette-Marit et Jeffrey Epstein. 

Dans des courriels, elle lui demande s'il est "inapproprié pour une mère de suggérer, comme fond d'écran pour son fils de 15 ans, une image de deux femmes nues portant une planche de surf" et lui dit qu'il est "très charmant". En 2012, alors que Jeffrey Epstein dit être à Paris "en quête d'une épouse", elle lui répond que la capitale française est "bien pour l'adultère" mais que "les Scandinaves (font) de meilleures femmes".

Une erreur de jugement ?

Face à ces révélations, Mette-Marit a exprimé ses regrets, admettant une erreur de jugement. Elle a reconnu sa responsabilité pour ne pas avoir suffisamment vérifié les antécédents d'Epstein. Mais Mette-Marit a souligné que "seul Jeffrey Epstein (devait) répondre de ses actes". "J'ai commis une erreur de jugement et je regrette profondément d'avoir eu le moindre contact avec Epstein. C'est tout simplement embarrassant", a-t-elle déclaré dans une déclaration transmise à l'AFP.  

Pourtant, elle écrit en 2011 au financier en indiquant l'avoir "googlé". "Oui, ça n'a pas fait une très bonne impression", ajoute-t-elle, en ponctuant sa phrase d'un smiley, sans que l'on sache à quoi elle fait exactement référence.

Le Palais royal a confirmé que la princesse avait séjourné chez Epstein. En 2013 avec une amie dans sa maison de Palm Beach en Floride pendant plusieurs jours. La princesse a mis fin à ces contacts avec l'homme d'affaires car elle a eu le sentiment qu'il "tentait d'exploiter auprès d'autres personnes les liens qu'il avait eus avec la princesse héritière", précise le Palais, qui indique que leur dernière communication écrite date de 2014.

"Cela donne presque l'impression qu'ils ont été des amis proches", estime l'historien Ole-Jørgen Schulsrud-Hansen, expert de la royauté norvégienne, en soulignant toutefois que le contexte dans lequel ces messages ont été écrits n'est pas connu. "Une princesse héritière n'est jamais une personne privée", dit-il. "Cela montre en tout cas un manque de discernement et que toutes les 'soupapes de sécurité' autour d'elle ont aussi failli."

Un timing malheureux pour la princesse

Ce scandale arrive au pire moment pour la princesse alors que s'ouvre, mardi 3 février le procès de son fils Marius Borg Høiby, né d'une brève relation antérieure à son mariage avec Haakon. Le jeune homme de 29 ans doit répondre de 38 chefs d'accusation, dont quatre viols et des violences contre d'ex-compagnes, qui pourraient lui valoir plusieurs années de prison s'il est reconnu coupable.

Le couple princier n'assistera pas au procès qui doit durer sept semaines. Mette-Marit, écartelée entre ses rôles de mère et de future reine, effectuera un voyage privé pendant cette période, a indiqué le prince Haakon.

À cela s'ajoute les graves problèmes de santé de la princes qui souffre d'une forme rare de fibrose pulmonaire, une maladie incurable des poumons. En décembre, le Palais a annoncé qu'elle devrait probablement subir une transplantation pulmonaire, une opération périlleuse qui, selon des experts, est généralement un dernier recours.

"Espérons que la princesse est bien entourée. Cela ne doit pas être facile de faire face à tout cela en même temps", souligne Ole-Jørgen Schulsrud-Hansen. "C'est quelqu'un qui doit mener plusieurs combats de front. Mais cela ne doit cependant pas empêcher de formuler des critiques si elles sont factuellement justifiées", estime-t-il. 

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