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Geronimo : les tragédies intimes qui ont forgé son combat contre les colons

Geronimo reste aujourd’hui un symbole de la résistance à l’empire américain. Un empire qui s’est bâti - n’ayons pas peur des mots -, sur le génocide des Amérindiens.

Wes Studi dans "Geronimo" sorti en 1993
Wes Studi dans "Geronimo" sorti en 1993
Crédit : 1993 Columbia Pictures
Geronimo, le cri le plus célèbre de l'Histoire
33:43
Lorànt Deutsch - Entrez dans l'histoire
Lorànt Deutsch - édité par Capucine Trollion

Les guerres indiennes démarrent officiellement en 1620, mais c’est véritablement à partir de la fin du XVIIIe siècle que les choses commencent sérieusement à se gâter. En 1776, la déclaration d’Indépendance des États-Unis donne des ailes à cette jeune République qui lorgne vers l’Ouest. 

En 1804, Thomas Jefferson rachète la Louisiane à Napoléon, c’est le départ de la conquête de l’Ouest. En 1850, c’est la grande ruée vers l’or, les colons arrivent en masse avec femmes et enfants dans leurs chariots, en quête de fortune et d’un carré d’un jardin. Seulement voilà, pour se faire une place au soleil, les colons dégagent les tribus indiennes qui vivent ici depuis la nuit des temps. Ils se font voler, avant d’être déportés à l’Est du Mississippi, avec pour seul horizon la soumission à la prétendue civilisation. 

Mais, des tribus vont se rebeller comme les Sioux, les Cheyenne et surtout les Apaches, les plus farouches. Des chefs charismatiques vont prendre la tête de la résistance : Crazy Horse, Sitting Bull ou Cochise. 

Geronimo, est au départ Go Khla Yeh

Geronimo, qui s'appelle tout d’abord Go Khla Yeh ("celui qui bâille") n’est pas un chef indien. À l’origine, c’est un homme-médecine, un chaman, et un guerrier très respecté. Il fait partie des Bedonkohe, mais il exerce une grande influence sur l’autre grande tribu Apache, les redoutables Chiricahuas, la plus déterminée à résister face à l’oppresseur. À tel point que Geronimo est admis au conseil de guerre des Chiricahuas en 1846 et partage le pouvoir avec le second fils du grand chef Cochise. Mais c’est un événement tragique qui va faire basculer définitivement Geronimo dans une lutte sans merci avec les États-Unis d’Amérique et le Mexique.

Son épouse, ses enfants et sa mère sont assassinés

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Un jour, en 1858, à son retour d’un déplacement pour aller échanger des peaux contre de la marchandise, il retrouve sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants massacrés par les soldats espagnols du Mexique. On raconte que Geronimo, respecté aussi par ses pouvoirs surnaturels, aurait fait la veille le rêve prémonitoire que des hommes Blancs viendraient sur la terre des siens pour les exterminer. Geronimo a la rage, il sent monter en lui le feu sacré. Il se lance alors dans une série de raids en représailles. 

Et c’est lors de l’un de ces raids vengeurs qu’il va gagner le nom qu’on lui connaît. Le 30 septembre 1859, le jour de la saint Jérôme, dans un élan de fureur, le guerrier apache et ses hommes fondent sur un détachement de soldats mexicains comme des faucons sur une proie. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme pour leur défense ( "Geronimo ! Geronimo !" ) restent gravés dans sa mémoire. C’est le son de la terreur dans le cœur de ses ennemis. Il décide d’en faire son nom de guerre.

Sa nouvelle famille est aussi massacrée

Geronimo connaîtra une nouvelle tragédie un peu plus tard. Lors d'une autre attaque surprise, les Mexicains tuent sa nouvelle épouse et son fils. Désormais, Geronimo n’a plus rien à perdre. Il vouera sa vie entière à combattre l’envahisseur : mexicain ou américain, car ces derniers ne sont pas en reste, en matière de carnage. 

Geronimo multiplie les raids et commence à faire parler de lui. Les Apaches se risquent même à des grandes batailles frontales, comme les 15 et 16 octobre 1862, à Apache Pass, en Arizona, contre les volontaires de l’Union de la colonne de Californie. C’est l’une des plus grandes batailles entre les Américains et les Apaches Chiricahuas. 

Geronimo y participe aux côtés de Cochise et du chef Apache Mangas Coloradas. C’est une grande victoire pour les Indiens, mais elle est mal exploitée. Contre l’avis de Geronimo, Mangas Coloradas, mal conseillé par un trappeur, signe un traité de paix avec l’ennemi avant d’être finalement torturé et abattu. Geronimo gardera toujours une grande méfiance lors des négociations avec les hommes Blancs, qui, selon lui, ne respectent pas la parole donnée.

L'invité d'"Entrez dans l'Histoire"

Olivier Delavault et Lorànt Deutsch
Olivier Delavault et Lorànt Deutsch
Crédit : RTL

- Olivier Delavault éditeur et auteur de Geronimo

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