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Seconde Guerre mondiale : que se cache-t-il dans les entrailles de la ligne Maginot ?

MAGINOT, LA SÉRIE (3/7) - Alors qu'une nouvelle guerre a éclaté en Europe entre la Russie et l'Ukraine, RTL retourne sur la ligne Maginot, construite en 1935 pour prévenir une guerre entre deux nations européennes. Une série de 7 reportages à retrouver chaque jour de la semaine.

Les discrets bloics de combat de l'ouvrage du Schoenenbourg dans le Bas-Rhin
Les discrets bloics de combat de l'ouvrage du Schoenenbourg dans le Bas-Rhin
Crédit : Samuel Goldschmidt
Dans les secrets de la ligne Maginot
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Samuel Goldschmidt

"Le béton est moins cher que les poitrines". C'est avec ces mots d’André Maginot que RTL vous emmène à la redécouverte de la ligne qui porte son nom et qui revient brutalement dans l'actualité depuis que l'Europe est entrée dans une nouvelle guerre en Ukraine.

Pour ce troisième épisode, la ligne désormais construite, nous allons l’explorer, et c’est un monde fascinant qui va s’ouvrir à nous parce que d'abord ces ouvrages ont été si bien bâtis et protégés que le gros-œuvre est intact ou presque 80 ans après, et ensuite parce que des passionnés ont entrepris dans certains ouvrages de restaurer les installations, un travail de plusieurs dizaines d’années pour retrouver les moindres détails, depuis les canons jusqu’à la chaise du bureau du commandant ; et tout fonctionne (on ne tire pas rassurez-vous les armes sont démilitarisées).

Si vous ne savez pas ce que sont ces cuirassés souterrains vraiment courrez visiter le Hackenberg, le Simserhof, le Four à Chaux, le Schoenenbourg ;  en plus les guides sont absolument passionnants.

Fixer une armée et l’empêcher d’avancer

Les gros ouvrages de la ligne Maginot sont avant tout faits pour combattre, plus exactement pour fixer une armée d’invasion sur place et l’empêcher d’avancer. Tout ceci en étant protégés, autonomes, invisibles, efficaces. C’est un champ de bataille préparé, et il faut bien garder en mémoire que l’on a tout conçu avec le souvenir de ce qui n’avait pas marché dans les forts de 14-18 ; la puissance des gros ouvrages est sans égal à l’époque.

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Pour aboutir aux tirs en bout de chaîne, tout commence dans le ventre des ouvrages, dans ces galeries profondément enfoncées ; pour la première fois d’ailleurs on prend le risque d’installer les stocks de munition à l’intérieur même des forts - et c’est une grande nouveauté - parce qu’ils sont enterrés si profondément.

Pour couvrir la distance entre les magasins et les blocs de combat, tout le transport se fait par train, de véritables métros installés dans les galeries principales. Les blocs de combat formant la partie opérationnelle de l’ouvrage, où chaque homme a été entraîné à son poste pour aboutir à une redoutable machine de guerre ; tout commence par l’observation pour voir arriver l’ennemi, et comme il n’y a aucune vue vers le dehors, on fonctionne comme dans un gigantesque sous-marin.

Comme dans un gigantesque sous-marin

Les observateurs sont dans les points les plus hauts des ouvrages, au Hackenberg ils sont à 96 mètres au-dessus des galeries, tapis dans des cloches blindées de 30 cm d’épaisseur d’acier d’où ils font sortir leur périscope et peuvent repérer le moindre mouvement jusqu'à 20 km de distance. L’alerte est transmise par le réseau téléphonique tentaculaire et profondément enterré établi dans chaque ouvrage et entre les ouvrages voisins tout le long des frontières, jusqu’au PC de tir, le cerveau de l’ouvrage.

On travaille dans le calme et l’efficacité dans ce PC qui ressemble à un central téléphonique, et qui va transmettre les ordres de tirs aux blocs de tirs les mieux placées. Au bout de la chaîne ce sont les redoutables tourelles qui vont se mettre en batteries, ce sont des monstres de mécanique de 160 à 200 tonnes, capables de monter et de s'éclipser s'éclipser dans le sol en 5 secondes ; de tourner à 360°, et d'envoyer des salves précises jusqu'à 12 km de portée.

Tout est mécanisé pour aller plus vite ; canon, obusier à tir courbe, lance-bombe, mitrailleuse, toutes les distances sont couvertes de 12 km jusqu’aux murs des ouvrages défendus par des grenades à travers les blindages Pendant toutes les opérations, les hommes sont invisibles de l’envahisseur, à l’abri dans leur carapace de béton et d’acier ; ils doivent être dans les meilleures conditions pour tenir leur siège, et pour cela tout est prévu dans ces cuirassés immobiles assez confortablement aménagés ; ce que nous verrons dans le prochain épisode.

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