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César 2021 : Brunet aurait aimé "moins de 'pipi caca' et plus de 'merci'"

ÉDITO - La 46e cérémonie des César aura été marquée par des discours revendicatifs et un happening commenté de Corinne Masiero.

Marina Foïs lors de la 46e cérémonie des César
Marina Foïs lors de la 46e cérémonie des César
Crédit : Dominique CHARRIAU / AFP / POOL
César 2021 : Brunet aurait aimé "moins de 'pipi caca' et plus de 'merci'"
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César 2021 : Brunet aurait aimé "moins de 'pipi caca' et plus de 'merci'"
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Eric Brunet

Cette 46e cérémonie aura été la pire soirée des César de l'histoire. Alors qu'autrefois cette fête était un moment d'élégance, de finesse, on a eu le droit cette année à la palme du mauvais goût, du militantisme radical. On a aussi eu droit à un concours de démagogie et de revendications politiques digne d'un meeting de La France insoumise. Dénonciation des violences policières, de la loi Sécurité globale, appel à déboulonner des statues liées à la colonisation, sans oublier bien sûr l'intervention de deux intermittents de la CGT spectacles, venus lire un texte de protestation. 

Le comble du scabreux a été le ridicule happening de Corinne Masiero, qui s'est mise à poil pour dénoncer des décisions prises par le gouvernement pour la culture. J'ai trouvé ça indécent, d'autant plus que le milieu du cinéma est très loin d'être le plus à plaindre. Certes, des salles de cinéma sont fermées, mais il y a énormément de tournages, et des techniciens et artistes travaillent beaucoup en ce moment. 

Une exception culturelle à 11 milliards par an

Quant aux intermittents du spectacle, il faut rappeler qu'ils ont bénéficié, grâce à Macron, d'une année blanche qui leur a permis de toucher en 2020 la même somme que l'année précédente, et de prolonger leurs droits de 15 mois supplémentaires, qu'ils travaillent ou pas. Je rappelle d'ailleurs que le régime des intermittents coûte chaque année un milliard d'euros, et constitue le tiers du déficit de l'assurance chômage

Aucun pays du monde n'aide autant son cinéma. En 2020, 1,2 milliard d'aides ont été versées au secteur, et Roselyne Bachelot a même obtenu que Netflix, Disney, et Amazon Prime versent 25% de leur chiffre d'affaires réalisés en France pour financer nos films et nos séries. Ça fait plus de 200 millions d'euros. 

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L'exception culturelle française, dont bénéficie notre cinéma, c'est 11 milliards d'euros chaque année. C'est le seul secteur en France qui bénéficie d'une aide politique protectionniste comme cela. Alors aux César, on aurait préféré entendre un peu moins de "pipi, caca" et de "halte au fascisme", et un peu plus de "merci". 

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