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"Black Widow" : un Marvel divertissant, mais qui ne scotche pas au fauteuil

NOUS L'AVONS VU - En salles le 7 juillet prochain, le grand Marvel de l'été 2021 n'a malheureusement pas tout ce qu'il faut pour vous faire passer 2h14 de pur bonheur.

Scarlett Johansson et Florence Pugh dans "Black Widow"
Scarlett Johansson et Florence Pugh dans "Black Widow"
Crédit : Marvel Studios 2020
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Vous le sentez ce petit moment d'excitation avant de retourner au cinéma ? La surprise de se retrouver dans une salle obscure, les battements du cœur s'accélèrent quand la lumière s'éteint et le sourire jusqu'aux oreilles lorsque s'affiche devant vous le logo Marvel Studios avec sa musique si entraînante. Cela faisait 2 ans, depuis Avengers : Endgame, que ces émotions ne nous avaient pas traversée pour cause de pandémie.

Et le 7 juillet prochain, c'est ce que les fans Marvel pourront ressentir pour la sortie de Black Widow. Le seul Marvel de l'été 2021 avant l'entrée dans la prochaine phase du MCU prévue le 1er septembre prochain avec Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, puis en novembre avec Eternals.

Mais, avant de partir dans l'espace et découvrir des êtres cosmiques, nous restons sur Terre en compagnie d'une Avenger connue de tous et de toutes : Natasha Romanoff aka Black Widow. L'héroïne qui s'est sacrifiée pour sauver notre monde dans Avengers 4 et qui dévoile enfin une partie de son passé et de ses secrets. Verdict.

Une intrigue peu subtile et longuette

Black Widow a les défauts que certains et certaines soupçonnaient : c'est long, très long et il est difficile de s'imprégner totalement de l'histoire. Et cela dès le début en 1995 dans l'Ohio. Les scènes qui vont suivre, vous les avez déjà vues quelque part : la vie "paisible" d'une famille en banlieue, qui n'est en réalité qu'une façade, et la séparation brutale d'une famille dans le sang. 

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Les "parents" Melina (Rachel Weisz) et Alexei (David Harbour) travaillent secrètement pour Dreykov (Ray Winstone) et l'Europe de l'Est en post Guerre froide. Les deux sœurs Natasha et Yelena sont séparées, envoyées à la Chambre Rouge où comme d'autres centaines de petites filles, elles sont mutilées, lobotomisées, agressées et entraînées à devenir des assassins. Si Natasha réussit à s'enfuir et devenir une Avenger, Yelena (Florence Pugh) n'a pas eu le même parcours. Mais, 21 ans après leur séparation, elles se retrouvent à Budapest avec une mission : tuer Dreykov et libérer les Black Widows de son joug qui les privent de tout libre arbitre. 

David Harbour, aka le Red Guardian, caution "humour" du film
David Harbour, aka le Red Guardian, caution "humour" du film
Crédit : Marvel Studios 2020

L'intrigue s'étire sur plusieurs scènes, même celles des combats. On veut nous toucher, mais pour y arriver, le scénario n'a pas beaucoup de surprises et ne permet pas aux actrices, Scarlett Johansson et Florence Pugh, qui partagent quand même une complicité à l'écran, de briller véritablement. L'humour, incarné par David Harbour, n'est pas fin et arrive souvent comme un cheveu sur la soupe. Nous sommes loin d'un scénario fluide et prenant comme celui d'un Avengers : Infinity War ou novateur comme Ant-Man ou Les Gardiens de la Galaxie.

Des scènes d'action à la sauce Marvel qui fonctionnent

Cependant, il faut aussi reconnaître que Black Widow se regarde aussi sans bayer aux corneilles. L'intrigue possède quelques twists, une scène post-générique vous fera lever les sourcils et quelques moments, on le reconnaît, qui pourraient vous émouvoir. Quant aux scènes d'action, la réalisatrice Cate Shortland nous en offre quelques-unes qui nous épateront, notamment les combats aux corps à corps. Cependant, les dernières minutes du film donnent l'impression que tout le budget "dynamite" devait être liquidé, et ça saute dans tous les sens. 

Mais au final, ce n'est pas une dernière prestation à la hauteur de Black Widow, qui nous fait ses adieux dans ce film. Et c'est bien dommage, car l'espionne méritait tous les honneurs possibles après tout ce qu'elle a sacrifié avant et pendant ses années avec les Avengers. On aurait aimé plus d'émotions, moins de parlotte et une intrigue sans gros sabots.

Et la révélation Florence Pugh

 Florence Pugh continue de prouver tout son talent et son jeu d'actrice après ses rôles dans le film d'horreur-suspense Midsommar et l'adaptation de Little Women de Greta Gerwig. À 28 ans, l'actrice britannique est bien partie pour rafler des récompenses et nous surprendre dans ses prochains films. En incarnant Yelena, elle montre la palette des émotions qu'elle peut incarner, telle la colère, sans tomber dans le cliché de l'héroïne qui en veut à sa sœur pour ne pas l'avoir sauvée plus jeune. 

On adore quand elle se moque de la pose que Black Widow prend avant un combat, son levé de coude, et son talent tout simplement à nous entraîner avec elle dans une histoire pas franchement convaincante dès le départ.

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