2 min de lecture Climat

Trois quarts de la population mondiale pourrait mourir de chaud en 2100

Pendant que sévit une vague de chaleur dans le monde entier, des chercheurs de l'université d’Hawaï viennent de publier une étude des plus alarmante.

La sécheresse frappe durement le Malawi. Prise de vue d'octobre 2018
La sécheresse frappe durement le Malawi. Prise de vue d'octobre 2018 Crédit : AMOS GUMULIRA / AFP
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La Rédaction RTL

Greta Thunberg s'exprimait hier, mardi 23 juillet, à l'Assemblée sur le sujet. L'impact du réchauffement climatique semble au cœur de tous les débats et de toutes les peurs. Dans cette mouvance d'anticipation dystopique, les chercheurs de l'université d’Hawaï ont récemment publié une étude au constat terrible : si les émissions de carbones continuent à ce rythme, les trois quarts de la population mondiale risque de subir de fortes chaleurs potentiellement mortelles, d'ici à 2100.

Pour en arriver à ce chiffre édifiant, les scientifiques ont analysé les documents concernant les taux de surmortalités liés à la chaleur, parus entre 1980 et 2014. En tout, 783 cas ont été détectés, issu de 164 villes de 36 pays différents. Une fois ces données en leur possession, ils les ont comparés aux conditions climatiques d'alors puis ont déterminé "un seuil global au-delà duquel la température quotidienne moyenne de l'air en surface et l'humidité relative deviennent mortelles", ont-ils indiqué dans la revue Nature Climate Change

Au mieux 48%, au pire 74%

Toujours d'après les chercheurs, environ 30% de la population mondiale serait actuellement exposée à ce seuil de températures létales pendant, au moins, 20 jours par an. Un chiffre qui n'est pas destiné à redescendre. L'étude annonce qu'il devrait même monter et atteindre 48% en 2100, si nous réduisons drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Si, au contraire, ces derniers continuent leur augmentation, ce fléau pourrait toucher 74% des habitants de la Terre.

Ce réchauffement dangereux pour la thermorégulation de l'Homme, devrait être localisé sous l'équateur. L'Afrique, l'Asie du Sud et l'Amérique du Sud seraient aux premières lignes de ce changement climatique. Si l'Europe semble épargnée par les prévisions, cela induirait tout de même une migration climatique exceptionnelle, des famines, des guerres, une déstabilisation géopolitique internationale ... Pour résumer, un avenir tout sauf radieux. 

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"Il ne nous reste plus qu'à choisir entre le mauvais et le terrible, a déclaré Camilo Mora, co-auteur de l'étude, à Sciences et Avenir. Beaucoup de personnes paient déjà le 'prix ultime', et la situation pourrait être bien pire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites."

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