6 min de lecture Connecté

Test de la Xbox Series S : que vaut la console de nouvelle génération la plus abordable ?

La Xbox Series S promet d'offrir la même expérience de console de nouvelle génération que la Series X pour 200 euros de moins. Qu'en est-il réellement ?

Microsoft espère challenger Sony avec ses nouvelles Xbox Series
Microsoft espère challenger Sony avec ses nouvelles Xbox Series Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Dans moins d'une semaine, le jeu vidéo va entrer dans une nouvelle ère avec le lancement de la Xbox Series X et de la Xbox Series S en France et dans le monde entier le 10 novembre, puis ceux de la PlayStation 5 et sa Digital Edition, attendues le 19 novembre dans l'Hexagone, prélude à une vive bataille lors des fêtes de fin d'année. 

Ces consoles de nouvelle génération promettent d'offrir des performances comparables à celles des PC de gamers vendus plus d'un millier d'euros. Leurs fonctionnalités phares sont les chargements instantanés, le Ray-tracing, le rafraîchissement de l'écran à une fréquence de 120 images par seconde et la résolution 4K, voire la 8K pour les écrans qui le permettent.

Sony et Microsoft ont choisi de lancer deux versions de leur nouvelle console. La Xbox Series X et la PS5 proposent des performances relativement similaires pour 499 euros. Elles sont toutes deux accompagnées par une version digitale plus abordable, dépourvue de lecteur de disque, qui ne pourra lancer que les jeux téléchargés. 

Mais si la PS5 Digital Edition affiche globalement les mêmes performances que la PS5 classique pour 100 euros de moins, la Xbox Series S fait l'impasse sur certaines caractéristiques de la Xbox Series X pour proposer le ticket d'entrée dans la nouvelle génération des consoles de jeu le plus compétitif du marché à 299 euros.

À lire aussi
faits divers
TikTok : un Pakistanais tué par un train pendant le tournage d'une vidéo

Nous avons pu l'essayer quelques jours avant sa commercialisation. Voici nos impressions.

Quelles différences avec la Xbox Series X ?

La Xbox Series S est présentée par Microsoft comme une console de nouvelle génération à part entière. Elle repose sur la même architecture, propose la même manette, la même interface et dispose du même catalogue que la Series X, avec l'assurance de faire tourner les nouveaux jeux pendant au moins cinq ans. 

Les nouveaux jeux sont censés offrir quasiment la même expérience sur les deux consoles. Ils profitent des mêmes temps de chargement réduits, du même travail sur la profondeur des textures et les jeux de lumière, et peuvent être affichés avec une fréquence de 120 images par seconde.

La principale différence se fait sur la résolution. Là où la Xbox Series X propose de la 4K, la Xbox Series S propose un affichage Full HD et 1440p à 120 images par seconde. Un objectif moins exigeant qui permet à Microsoft de la doter de composants de moindre puissance et d'un boîtier plus petit pour la proposer à un prix plus compétitif. 

La différence ne sautera pas aux yeux des personnes qui jouent sur des téléviseurs classiques à 2 à 3 mètres de distance, comme la plupart des gens, mais elle constituera un critère déterminant pour les consommateurs les plus exigeants qui souhaitent profiter à plein de leur téléviseur dernier cri.

Une bonne connexion Internet indispensable

La première prise en main confirme que la Xbox Series S est bien une console de dernière génération. Comme la Xbox One ou la PS4, elle nécessite une bonne dose de patience lors de la première configuration et pour installer les jeux. L'époque où il suffisait de glisser une cartouche dans le lecteur de la Megadrive ou un disque dans celui de la PlayStation n'est plus qu'un lointain souvenir.

Même si Microsoft propose un système très intuitif via une application pour smartphone, l'installation de la Series S reste un petit dédale de formulaires à renseigner avec ses informations personnelles et des codes constitués de séries de 25 chiffres et lettres à saisir à l'aide d'une manette qui n'est toujours pas l'accessoire le plus pratique pour remplir cet usage.

Une fois ces opérations effectuées, les mises à jour téléchargées et les jeux installés (compter plusieurs heures pour 30 à 60 Go si vous n'avez pas la fibre), la Xbox Series S peut enfin exprimer tout son potentiel, en silence et sans surchauffe, car la Series S est une machine très discrète au quotidien qui se fait très vite oublier posée à plat sous son meuble de télévision.

Des temps de chargement incroyables

Comme la Series X, la Series S repose sur la XBox Velocity architecture et utilise un disque à mémoire flash (SSD) qui lui permet de proposer des temps de chargement extrêmement réduits et des améliorations techniques par rapport aux générations précédentes. 

Cela se traduit d'abord par la fonctionnalité Quick resume qui permet de passer d'un jeu à l'autre rapidement, en reprenant exactement là où la session s'est arrêtée, avec des temps de chargement de l'ordre d'une dizaine de secondes. Sur certains titres, le gain est supérieur à une minute par rapport à la Xbox One. Le délai dépend des jeux et aussi du nombre de sponsors à afficher lors du générique. 

Nous avons pu garder ainsi dans la mémoire de la Series S jusqu'à cinq jeux et passer en quelques secondes d'une partie de NFL 21 à une course sur Forza 7 puis reprendre une session de Human Fall Flat et filer sur Mortal Kombat X sans que la console ne montre de signes de faiblesse. Mais tous les titres auxquels nous avons joué n'étaient pas encore compatibles avec cette fonction.

Pas encore de claque graphique

La vitesse de la console à l'allumage et au chargement des jeux est pour l'instant le gain le plus notable par rapport à la génération précédente. Nous avons pu jouer à Gear 5 et Forza Horizon 4 qui font partie des rares titres déjà optimisés pour ces nouvelles consoles, pour lequel les éditeurs ont apporté des améliorations graphiques ou réduit les temps de chargement, sans remettre totalement à plat la base sur laquelle ils ont été conçus pour la Xbox One.

Au-delà de l'amélioration des temps de chargement, nous avons pu apprécier des graphismes plus fluides avec des fréquences d'images plus élevées à 120 images par seconde. Mais nous n'avons pas pris de "claque" graphique à proprement parler, nous avons seulement entraperçu le potentiel de la console en attendant des titres développés spécifiquement pour les machines de nouvelle génération qui arriveront d'ici l'année prochaine.

La différence de puissance graphique (4 téraflops contre 12) avec la Xbox Series X se fait sentir. On est encore loin de la lumière naturelle et des graphismes photoréalistes promis par Microsoft. La plupart des jeux tournent comme sur Xbox One avec plus de fluidité mais ne bénéficient pas des améliorations les plus visibles, qui résident essentiellement dans la finesse du rendu 4K et la technologie HDR proposés par la Series X.

Un espace de stockage vite limité

Alors que la Xbox Series X dispose d'un SSD de 1 To, la Series S doit se contenter de la moitié de cette capacité, avec un disque de 512 Go, dont seulement 364 Go sont disponibles pour l'installation des jeux. Cela devrait rapidement poser des problèmes à certains joueurs. 

Microsoft met en avant que les jeux de la Series S seront environ 30% plus légers que ceux de la Series X car ils ne tourneront pas en 4K. Mais la plupart des titres de dernière génération pèsent entre 30 et 100 Go. En résumé, on peut espérer stocker jusqu'à 5 ou 6 jeux de dernière génération environ en même temps sur la console. Au-delà, il faudra en désinstaller ou supprimer des fichiers spécifiques à certaines sauvegardes dans les jeux. 

Il est aussi possible d'augmenter la capacité de stockage en achetant une carte mémoire de 1 To en option, mais le prix est plutôt conséquent à 270 euros, un tarif dans les standards du marché. Dernière possibilité, utiliser un disque dur externe pour stocker les fichiers d'installation des jeux et jongler entre eux selon les besoins.

Un positionnement à part

Plus abordable au prix de concessions graphiques, la Xbox Series S est une machine de compromis. Elle cible un public très spécifique, comme les joueurs occasionnels, qui souhaitent profiter de l'expérience des consoles de nouvelle génération sur une télévision de chambre, sans forcément disposer d'un écran UHD. 

Elle vise aussi ceux qui souhaitent retrouver leurs anciens titres grâce à la rétrocompatibilité avec les Xbox de génération précédente tout en bénéficiant des nouveaux jeux qui seront lancés lors des cinq à sept prochaines années sans dépenser une fortune. 

Elle peut également devenir une console de complément pour les adeptes de la PS5 qui souhaiteraient accéder aux exclusivités Xbox via le Xbox Game Pass, qui donne accès à une centaine de jeux et aux titres phares du constructeur pour 10 euros par mois. Mais pour profiter pleinement de l'expérience des prochaines générations de jeux Xbox, il faudra sans doute se tourner vers la Series X.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Connecté Jeux vidéo Microsoft
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants