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Qu'est-ce que Parler, le réseau social des pro-Trump banni par Apple, Google et Amazon ?

Ce réseau social alternatif prônant une liberté d'expression quasi totale accueille de nombreux conservateurs américains déçus par la politique de Twitter. Bloqué par les plateformes mobiles et son hébergeur Amazon, il n'est plus accessible ce lundi.

Le réseau social Parler, refuge des pro-Trump, n'est plus accessible ce lundi 11 janvier 2021
Le réseau social Parler, refuge des pro-Trump, n'est plus accessible ce lundi 11 janvier 2021
Crédit : AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue

L'horizon s'assombrit pour le réseau social Parler, refuge des conservateurs américains déçus de la politique de modération de Twitter à l'égard de Donald Trump. Le service n'est plus accessible ce lundi 11 janvier après la décision d'Amazon de couper l'accès de la plateforme à ses serveurs en raison de son incapacité à modérer les messages incitant à la violence. Apple et Google avaient déjà banni le réseau social de leurs magasins d'applications ce week-end pour les mêmes motifs.

Il y a seulement quelques semaines de cela, Parler était un réseau social à l'audience confidentielle, seulement connu de quelques initiés dans les franges ultra-conservatrices, voire d'extrême-droite, dont le nombre ne dépassait pas le million d'utilisateurs. Son crédo : offrir aux mécontents des réseaux sociaux traditionnels un espace de discussion où toutes les idées peuvent s'exprimer avec une liberté d'expression quasi totale.

Dans les faits, le service s'est imposé comme un "safe space" pour conservateurs. Dès l'inscription, le réseau social propose à ses nouveaux utilisateurs une liste de comptes à suivre afin de personnaliser leur expérience : exclusivement des porte-voix de mouvances d'extrême-droite, conspirationnistes ou libertariennes, des personnalités de l'alt-right américaine, mais aussi des comptes patriotes ou partisans de Donald Trump. 

Capture d'écran du réseau social Parler
Capture d'écran du réseau social Parler
Crédit : RTL

Les mesures prises par Twitter contre Donald Trump ces derniers mois, dont le paroxysme a été atteint ces derniers jours avec la décision de supprimer de façon permanente le compte de l'ancien président des Etats-Unis, ont fait décoller la popularité du site, qui était brièvement devenu l'application gratuite la plus téléchargée sur iPhone en juin aux Etats-Unis.

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Les messages en soutien à l'attaque de mercredi au Capitole à Washington et les appels à mener de nouvelles manifestations se sont multipliés ces derniers jours, conduisant Google, Apple et Amazon à prendre des sanctions.

Des figures conservatrices américaines et Marion Maréchal Le Pen

Basé à Henderson, dans le Nevada, Parler a été lancé en 2018 par John Matze, un ingénieur informatique, et Rebekah Mercer, une importante donatrice du parti républicain. La plateforme accueillait surtout des personnalités ultra-conservatrices et d'extrême-droite au début, avant de s'ouvrir aux voix républicaines plus traditionnelles, comme les sénateurs Ted Cruz et Rand Paul, qui lui ont donné une image plus respectable.

On y trouve par exemple le présentateur-vedette de Fox News Sean Hannity (7,6 millions d'abonnés), son collègue Tucker Carlson (4,5 millions), mais aussi des responsables politiques américains comme le parlementaire Devin Nunes ou la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem. En France, l'ancienne députée du Front national Marion Maréchal Le Pen est une contributrice régulière du site depuis cet été, à l'instar de quelques identitaires bannis de Twitter.

Après son retrait des plateformes d'Apple et Google, le PDG de Parler avait indiqué samedi dans la presse américaine que le service ne serait pas accessible en ligne pendant une semaine, le temps de le reconstruire à partir de zéro. Dimanche soir, après la défection d'Amazon, il a admis que trouver un nouvel hébergeur pourrait prendre plus de temps et que le service avait aussi été lâché par ses avocats. 

Donald Trump n'a pas attendu ces événements pour exprimer sa volonté de créer sa propre plateforme dans un avenir proche. A moins qu'il n'investisse le réseau ultra-conservateur Gab, en proie à une fréquentation record ces derniers jours malgré son absence des stores grand public.

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