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Thomas Pesquet va évoluer "dans un milieu hostile", souligne l'ex-spationaute Philippe Perrin

INVITÉ RTL - L'ancien astronaute, qui compte trois sorties spatiales à son actif au début des années 2000, souligne les contraintes auxquelles va faire face Thomas Pesquet lors de sa troisième mission à l'extérieur de l'ISS ce mercredi.

Le spationaute français Philippe Perrin à bord de l'ISS le 12 juin 2202
Le spationaute français Philippe Perrin à bord de l'ISS le 12 juin 2202
Crédit : NASA / AFP
Mission de Thomas Pesquet : Philippe Perrin est l'invité de Christelle Rebière du 16 juin
04:07
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Il va flotter pendant plus de 6 heures à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Thomas Pesquet effectue ce mercredi 16 juin la première sortie dans l'espace programmée dans le cadre de la mission Alpha à bord de la Station spatiale internationale, le troisième saut dans le vide spatial de sa vie.

En apesanteur à l'extérieur de l'ISS, l'astronaute français va mener avec l'Américain Shane Kimbrough des opérations de maintenance visant à installer de nouveaux panneaux solaires sur le vaisseau. Une mission technique, complexe et risquée, explique l'ancien spationaute français, Philippe Perrin, trois sorties spatiales à son actif, au micro de RTL.

Thomas Pesquet va évoluer "dans un milieu hostile", souligne-t-il. "En plus de l'absence d'atmosphère", le futur commandant de l'ISS va devoir composer avec son scaphandre, "une armure" qui le protège des conditions extrêmes "mais qu'il faut aussi combattre tout le long de l'exercice".

Philippe Perrin compare les astronautes en EVA (extra-vehicular activity) à des "hommes-machines". "Vous obéissez à la Station qui vous commande avec son bras mais aussi à la salle de contrôle à Houston qui vous donne des ordres par l'intermédiaire des satellites géostationnaires", résume-t-il.

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Les sorties dans l'espace sont des opérations risquées. En 2013, l'Italien Luca Parmitano a manqué de se noyer à cause d'une fuite dans le système de refroidissement de son scaphandre. Philippe Perrin se souvient aussi d'astronautes se retrouvant "embobinés par leur fil de vie" après avoir voulu rattraper un objet dans l'espace, d'autres ayant eu "envie de vomir" et risquant de "mourir asphyxiés" et d'autres éprouvant de grandes fatigues.

Car travailler en scaphandre durant plusieurs heures demande une condition d'athlète. "C'est une armure, tout mouvement est contraint. Lorsque vous voulez bouger le bras, vous poussez contre une articulation mécanique", se souvient l'ancien astronaute. 

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