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Atos, le futur grand de l'électronique en France ?

ÉDITO - Le champion français de l’ingénierie informatique Atos pourrait croquer le champion des cartes à puces, son compatriote Gemalto, actuellement dans une passe difficile.

Dans les locaux d'Atos à Bezons, le 6 décembre 2012
Dans les locaux d'Atos à Bezons, le 6 décembre 2012
Crédit : AFP / Archives, FRANCOIS GUILLOT
Atos, le futur grand de l'électronique en France ?
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Atos, le futur grand de l'électronique en France ?
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Loïc Farge
Loïc Farge

D'abord financièrement, c'est une affaire qui va dépasser probablement largement les 4 milliards d'euros. Mais c'est beaucoup plus que ça. On est en train de parler d'un univers écrasé par les géants américains et chinois. Le mariage de deux entreprises aux racines hexagonales pourrait tout simplement déboucher sur une tête de série en matière de sécurité numérique.

L'addition des compétences informatiques et de la puissance d'Atos avec le potentiel de Gemalto dans des activités stratégiques, comme la cybersécurité, les paiements électroniques, l'Internet des objets ou l'identification électronique, pourrait déboucher sur un acteur de tout premier plan mondial dans les industries du futur. 

Si elles sont stratégiques, ces deux entreprises sont très peu connues. Ce sont des puissances silencieuses. Gemalto est inconnue du grand public. Pourtant ses produits gouvernent notre quotidien. Sans Gemalto, qui est présent dans quarante-huit pays, pas de carte SIM. Sans carte SIM, pas de smartphone. Sans ses puces, pas de liseuse Kindle pour Amazon ou de i-Pad pour Apple, et ni de carte bancaire.

Ce savoir-faire formidable a porté l'entreprise à des sommets avant de subir de forts vents contraires. Toujours rentable, sa valeur en Bourse a chuté de 60% en quatre ans, et 12% de ses effectifs sont menacés.

L'affaire est en bonne voie, mais certainement pas au prix proposé

Christian Menanteau
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C'est certainement cet accès de faiblesse qui favorise cette attaque dite "amicale". Atos, présidé depuis 2008 par l'ancien ministre Thierry Breton, est un groupe qui a de l'appétit. Il a absorbé l'informatique de l'Allemand Siemens, celle de l'Américain Xerox et les super-calculateurs de Bull. Une force de frappe de 12 milliards d'euros et de 100.000 collaborateurs. Ce qui, au passage, lui a permis de devenir l'informaticien en chef des Jeux olympiques. Et surtout d'augmenter sa valeur boursière de 675%.

L'affaire est en bonne voie, mais certainement pas au prix proposé de 4,3 milliards d'euros. Atos devra compter avec de très puissants fonds d'investissements américains qui sont au capital de Gemalto et qui vont faire grimper le prix final. Mais si Atos donne des garanties sur le plan social, le gouvernement, qui est le premier actionnaire de Gemalto, devrait favoriser ce rapprochement. 

Les plus

- La Sécurité sociale va enregistrer 800 millions d'euros de recettes supplémentaires. Moins de chômage, donc plus de cotisations.

- EasyJet pousse les réacteurs en France : quinze nouvelles destinations sont au menu.

La note du jour

13/20 à Bruno Le Maire. Le ministre de l'Économie et des Finances va commander un état des lieux des frais bancaires imposés aux clients en difficulté. On suivra attentivement le dossier.

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