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Vin rouge, bière, whisky... Quel alcool est le moins mauvais pour la santé ? Pourquoi tout se joue d’abord sur la quantité consommée

À l’heure des apéros d’été, une question revient souvent : vaut-il mieux boire du vin, de la bière ou un cocktail pour limiter les risques pour la santé ? En réalité, le critère essentiel n’est pas le type d’alcool, mais la quantité d’alcool pur consommée. Les autorités sanitaires rappellent aujourd’hui qu’aucun alcool, y compris le vin rouge, n’a d’effet bénéfique sur la santé.

Des personnes trinquent avec des verres d'alcool (photo d'illustration).

Crédit : Xuân Thống Trần / PEXELS

Violette Babocsay

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Vin, bière, spritz, whisky : au moment de choisir un verre, beaucoup pensent encore que certains alcools seraient moins mauvais que d’autres. L’idée est très répandue, surtout l’été, entre apéros en terrasse et soirées entre amis. Pourtant, ce qui compte avant tout, ce n’est pas la boisson choisie, mais la quantité d’alcool pur consommée.

Car derrière des boissons très différentes en apparence, on retrouve toujours la même substance : l’éthanol. C’est cette molécule qui est responsable de l’essentiel des effets néfastes de l’alcool sur la santé. Autrement dit, que l’alcool provienne d’un verre de vin, d’une bière ou d’un cocktail, le risque est d’abord lié à la dose absorbée.

Le vin rouge n’est pas "bon pour le cœur"

Le vin rouge bénéficie encore d’une image particulière. Pendant longtemps, l’idée s’est imposée qu’il pouvait protéger le cœur grâce à certains composés antioxydants présents dans le raisin, comme le resvératrol. Cette réputation s’est largement diffusée dans le débat public.

Mais les études qui suggéraient un bénéfice lié à la consommation d’un ou deux verres par jour présentaient d’importants biais méthodologiques. En clair, elles ne permettaient pas de conclure de manière solide à un effet protecteur du vin. Le message, lui, avait déjà circulé, au point de s’ancrer durablement dans les esprits.

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Aujourd’hui, les organismes de santé ont clarifié leur position : il n’existe pas de niveau de consommation d’alcool bénéfique pour la santé, y compris pour le vin. L’Organisation mondiale de la santé rappelle même que le risque augmente dès la première goutte consommée.

À quantité égale, les risques sont comparables

Si l’on compare des "verres standards", c’est-à-dire des verres contenant une quantité proche d’alcool pur, les risques sont globalement comparables. Un demi de bière, un verre de vin ou une dose de whisky apportent des quantités d’alcool assez proches.

Cela signifie qu’il ne faut pas raisonner uniquement en fonction du type de boisson. Un alcool réputé "léger" n’est pas forcément moins nocif si la quantité totale d’alcool consommée est équivalente. Le bon réflexe consiste donc à regarder combien d’alcool pur on boit réellement au cours d’une soirée.

Diluer un alcool avec de l’eau pétillante ou des glaçons ne le rend pas moins nocif en soi. La concentration baisse, mais la quantité d’alcool ingérée reste la même. En revanche, cela peut avoir un intérêt pratique : si le verre se boit plus lentement, cela peut aider à ralentir le rythme, à moins se resservir et donc à réduire la consommation totale.

Les boissons sans alcool, une alternative utile

Les bières sans alcool et les cocktails sans alcool peuvent constituer une option intéressante pour les personnes qui souhaitent réduire leur consommation. Même si ces boissons ne sont pas toujours irréprochables sur le plan nutritionnel, notamment lorsqu’elles contiennent des sucres ajoutés, elles restent généralement beaucoup moins préoccupantes pour la santé que leurs équivalents alcoolisés.

L’idée centrale est simple : tout ce qui permet de réduire la quantité d’alcool consommée va dans le bon sens. Pendant l’été, privilégier autant que possible les boissons sans alcool peut donc être une stratégie utile.

Autre astuce concrète : alterner systématiquement chaque verre d’alcool avec un verre d’eau. Cela permet souvent de boire plus lentement et de mieux s’hydrater. Le principe à retenir reste le même du début à la fin : moins on boit d’alcool, mieux c’est pour la santé.

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