2 min de lecture

Un "jet lag social" : cette étude révèle qu'une dette de sommeil multiplie par deux le risque d'avoir un accident sur l'autoroute

En cas d'écart de sommeil d'au moins deux heures entre les jours travaillés et les jours de repos, le risque d'avoir un accident sur l'autoroute se retrouve multiplié par deux, selon une étude réalisée par le groupe Vinci.

Un conducteur (Image d'illustration)

Crédit : Photo de Mae Dulay sur Unsplash

Manque de sommeil : le "jet lag social" multiplie par deux le risque d'accident sur l'autoroute

00:01:18

Christophe Bourroux - édité par Laurène Rocheteau

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Beaucoup de conducteurs vont s'élancer sur les routes, pour un nouveau week-end de départs en vacances. Des congés pour certains très attendus, mais attention à l'accumulation de fatigue avant de prendre la route : une étude réalisée par le groupe Vinci et menée par des chercheurs du CHU de Bordeaux révèle qu'une dette de sommeil multiplie par deux le risque d'accident lié à la somnolence sur l'autoroute.

S'il avait déjà été établi que la somnolence est à l'origine d'un accident sur cinq sur l'autoroute, cette étude révèle deux nouveaux facteurs aggravants, un phénomène appelé le "jet lag social" : d'un côté, on note un écart important entre le nombre d'heures de sommeil entre les jours travaillés et les jours de repos. "C'est qu'on ne va pas dormir beaucoup, par exemple, les jours travaillés. On va récupérer énormément le week-end. Et cette irrégularité qui fait qu'on a une différence de plus de deux heures entre les deux, c'est ça qui va en fait multiplier par deux le risque d'accident au volant lié à la somnolence", explique à RTL Julie Lecomte, déléguée générale de la Fondation Vinci Autoroute.

"Sieste flash" et pause toutes les deux heures : les recommandations

Autre facteur aggravant : un sommeil trop court lors des jours de repos. "Si vos jours de repos, qui peuvent être les week-ends mais pas forcément, vous dormez moins de 7 heures, vous multipliez par deux le risque d'avoir un accident au volant qui serait lié à la somnolence", poursuit Julie Lecomte. 

Le professeur Pierre Philip, qui a dirigé l'étude, rappelle pour le groupe Vinci qu'il vaut mieux viser l'équilibre du "7x7" afin d'avoir un sommeil réellement réparateur : "Une bonne hygiène de sommeil contribue à réduire le risque d'accidents liés à la somnolence. Le repère 7×7=49 rappelle l'objectif de dormir 7 heures par nuit, 7 jours sur 7, soit au moins 49 heures par semaine, pour préserver la vigilance et diminuer ce risque", explique-t-il.

L'étude donne également quelques recommandations pour éviter les accidents liés à la somnolence, comme faire des nuits complètes avant un départ, éviter de conduire aux heures les plus chaudes, mais éviter également de conduire la nuit, entre 22 heures et 6 heures du matin. Faire une pause toutes les deux heures reste la principale recommandation pour éviter les accidents, et en cas de fatigue, une "sieste flash" peut être efficace : s'arrêter pour un repos d'environ 15 minutes, ce qui permet de retrouver de l'énergie avant de reprendre le volant.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée