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Affaire Jubillar : pourquoi l'identification des ossements pourrait prendre du temps

Identifier les ossements retrouvés jeudi 16 juillet dans le Tarn, qui pourraient être ceux de Delphine Jubillar, est un cas de figure pas simple pour l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie.

Des gendarmes de l'IRCGN (illustration)

Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP

Juliette Vignaud & Thomas Prouteau

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Bientôt la fin de l'énigme Jubillar. Des ossements, qui pourraient être ceux de Delphine Jubillar, ont été découverts jeudi 16 juillet dans le Tarn, non loin de Cagnac-les-Mines où vivait le couple. Cette découverte a été menée après les aveux la veille de Cédric Jubillar devant la justice, qui a indiqué précisément où se trouvait le corps de sa compagne disparue en 2020.

Les gendarmes ont ainsi mis la main sur des ossements, deux fémurs et un tibia notamment, mais qui se trouvent "très abîmés" par leur séjour dans la terre, selon les informations de RTL. Les recherches se poursuivent pour retrouver d'autres parties du corps, qui ont pu être dispersées par l'intervention d'animaux.

Dans le même temps, les ossements ont été acheminés vers le laboratoire de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise, en région parisienne, pour être analysés, afin d'établir s'il s'agit bien des restes de Delphine Jubillar. Selon les informations de RTL, une partie d'entre eux est arrivée ce vendredi matin tandis que d'autres éléments vont être acheminés par hélicoptère.

Sept techniciens de l'institut de recherche de la gendarmerie à Cagnac-les-Mines

Selon les informations de RTL, les différentes analyses vont commencer ce vendredi matin. Celles-ci s'annoncent difficiles, d'après les informations de RTL et pourraient prendre du temps. Le cas n'est, en effet, pas simple, de l'aveu même des experts de la gendarmerie. D'abord car les ossements retrouvés sont en mauvais état, ce qui rend plus difficile les déductions d'âge, de taille et de sexe de la personne décédée.

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L'ADN, que l'on retrouve en théorie dans les parties osseuses, pourrait s'avérer difficile à isoler. Auprès de RTL, le médecin légiste Bernard Marc se montre néanmoins optimiste. "Si on a des fragments osseux, on a la facilité de pouvoir en extraire à partir d'une travée osseuse, d'un peu de moelle restante. Là on peut essayer de faire de l'ADN pour être absolument formels", explique l'expert.

Sept techniciens de l'institut de recherche de la gendarmerie se sont rendus à Cagnac-les-Mines pour superviser les fouilles, le tamisage de la terre et le recueil des premiers restes identifiés. Il est essentiel que les équipes de l'institut se rendent elles-mêmes sur place, car cela leur permet de garder la maîtrise du processus.

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