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Qu'est-ce que la fièvre catarrhale ovine, dont un cas a été détecté dans le Nord ?

Un nouveau type de fièvre catarrhale ovine a été détecté dans un élevage du Nord le 5 août. Aussi appelée maladie de la langue bleue, elle peut être mortelle pour les moutons.

Des moutons (image d'illustration)

Crédit : Alejo- Unsplash

Caroline Frühauf & AFP

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Un foyer d'un nouveau type de fièvre catarrhale ovine, qui peut être mortelle pour les moutons, a été détecté en France, dans un élevage du Nord, à la frontière avec la Belgique. Le foyer a été confirmé le 5 août par l'agence sanitaire Anses. C'est le premier cas en France de sérotype 3, qui était uniquement présent aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. 

La fièvre catarrhale ovine (FCO), n'est pas transmissible aux humains et n'affecte pas les denrées alimentaires issues des animaux. Elle est déjà présente en France, avec les sérotypes 4 (en Corse) et 8 (en France continentale). Mais les élevages français n'ont développé aucune résistance au sérotype 3, auquel ils n'ont jamais été confrontés.

La FCO, aussi appelée "maladie de la langue bleue" se manifeste par de la fièvre, des troubles respiratoires, une langue pendante ou encore la perte des petits en gestation. Elle passe d'un ruminant infecté à un autre par l'intermédiaire d'insectes piqueurs, les moucherons culicoïdes. Sa détection n'entraîne pas l'euthanasie des animaux, contrairement à la grippe aviaire.

Un vaccin mis à disposition gratuitement

"Si on ne protège pas le cheptel aujourd'hui, c'est l'avenir de notre filière viande qui est en jeu", a assuré Bruno Leclercq, animateur de l'association ovine des Hauts-de-France et de Normandie. Il a rappelé qu'en 2006-2007, une épidémie du sérotype 8 "avait décimé des élevages complets".

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Le sérotype 3 avait été détecté dans un foyer belge proche de la France et le ministère de l'Agriculture avait annoncé la création d'une zone "régulée", du Pas-de-Calais à la Moselle. Les déplacements de bovins, chèvres et moutons sont soumis à des restrictions dans cette zone.

Une vaccination "volontaire" sera proposée et le vaccin "mis à disposition gratuitement par l'État", a indiqué le ministère, lundi 4 août. Les éleveurs concernés devront passer commande auprès d'un vétérinaire sanitaire, qui recevra le vaccin "à partir du 14 août", et pourront l'administrer eux-mêmes à leurs bêtes. Une "deuxième livraison sera effectuée le 31 août", selon le ministère.

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