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Produits hyperprotéinés : yaourts, pâtes, chips… Sont-ils vraiment bons pour la santé ou surtout très forts en marketing ?

Yaourts, pâtes, glaces, chips : les produits hyperprotéinés se multiplient dans les rayons. Derrière cette tendance, une promesse simple : aider à entretenir les muscles, mieux vieillir ou accompagner une perte de poids. Mais dans la plupart des cas, les besoins en protéines sont déjà couverts par l’alimentation classique, et ces produits relèvent souvent davantage du marketing que d’un vrai bénéfice santé.

Des protéines en poudre (photo d'illustration).

Crédit : Towfiqu barbhuiya / PEXELS

Violette Babocsay - édité par La rédaction de RTL

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Les protéines sont partout. On trouve désormais des yaourts hyperprotéinés, des pâtes hyperprotéinées, des glaces hyperprotéinées et même des chips hyperprotéinées. Cette présence massive dans les rayons peut donner l’impression qu’il faudrait absolument en consommer davantage pour être en bonne santé. En réalité, la question mérite d’être nuancée.

Si les protéines sont devenues aussi populaires, c’est d’abord parce que beaucoup de personnes s’intéressent davantage à leur masse musculaire. Cela vaut pour des raisons esthétiques, sportives, mais aussi pour bien vieillir. Les protéines jouent en effet un rôle essentiel dans la construction et l’entretien des muscles.

La plupart des adultes ne manquent pas de protéines

Pour autant, la majorité des adultes n’en manque pas. Les recommandations tournent autour de 0,8 gramme de protéines par kilo de poids corporel et par jour. Chez les personnes âgées, ce besoin monte autour de 1,2 gramme par kilo. Pour une personne de 70 kilos, cela représente environ 56 à 84 grammes par jour. Or, dans les faits, la grande majorité des Français atteignent déjà ces apports sans difficulté particulière avec une alimentation classique.

Autrement dit, l’essor des aliments hyperprotéinés ne répond pas à une carence généralisée. Il s’inscrit plutôt dans une tendance de consommation portée par la forme physique, la nutrition sportive et la recherche d’aliments perçus comme plus sains.

Dans quels cas augmenter ses apports peut être utile ?

Il existe malgré tout des situations où augmenter ses apports en protéines peut avoir un intérêt. C’est le cas lorsqu’on pratique une activité physique, en particulier du renforcement musculaire. Dans ce contexte, consommer davantage de protéines peut aider à optimiser les gains de force et de masse musculaire.

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Autre situation : la perte de poids. Un apport plus élevé en protéines peut permettre de mieux préserver la masse musculaire tout en favorisant une perte de graisse. Cela explique en partie le succès de ces produits auprès des consommateurs qui veulent affiner leur silhouette sans sacrifier leurs muscles.

Hyperprotéiné ne veut pas forcément dire meilleur pour la santé

Pour autant, ces produits ne sont pas indispensables. Même lorsqu’on a des besoins un peu plus élevés, il reste tout à fait possible de les couvrir avec une alimentation habituelle. Les aliments hyperprotéinés peuvent être pratiques, mais ils ne constituent pas une obligation.

Surtout, un produit ne devient pas sain simplement parce qu’il affiche une teneur élevée en protéines. Un saucisson hyperprotéiné reste un saucisson : il demeure riche en sel, en graisses saturées et conserve un Nutri-Score E. L’allégation mise en avant sur l’emballage ne doit donc pas faire oublier la qualité nutritionnelle globale du produit.

Il faut aussi regarder le prix. Le surcoût est souvent important, alors que le gain en protéines peut être limité. Il n’est pas rare de payer nettement plus cher pour seulement un ou deux grammes de protéines supplémentaires par portion.

Regarder l’ensemble du produit, pas seulement l’emballage

Les protéines sont importantes, mais elles ne sont qu’un critère parmi d’autres dans une alimentation équilibrée. D’autres éléments méritent tout autant l’attention, à commencer par les fibres, dont les apports sont souvent insuffisants. Les fruits et légumes, comme les matières grasses de qualité, restent eux aussi essentiels.

La mode des protéines n’a donc rien de dangereux en soi. Mais elle ne doit pas faire oublier une règle simple : un aliment ne se résume jamais à un seul nutriment, même lorsqu’il est écrit en très gros sur l’emballage.

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