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"Il y a un côté carcéral" : un couple de Français cas contacts à l'hantavirus racontent leur confinement dans un hôpital à Paris

Alors que les 22 Français placés à l'isolement après un risque d'exposition au hantavirus pourront rentrer chez eux samedi, quatre croisiéristes demeurent confinés à l'hôpital Bichat à Paris. Parmi eux, Roland raconte à RTL un mois d'isolement strict, entre surveillance médicale permanente et sentiment d'enfermement.

L'hôpital Bichat, à Paris.

Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Sacha Dubesset - édité par Corentin Alloune

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Les 22 Français placés à l'isolement pour avoir été dans des avions avec des malades du hantavirus vont pouvoir rentrer chez eux samedi 6 juin. Les quatre cas contacts et croisiéristes du MV Hondius, eux, sont toujours confinés dans leurs chambres à l'hôpital Bichat, à Paris. L'un d'entre eux, Roland Seitre raconte son quotidien depuis bientôt un mois à RTL. "Nous sommes en pleine forme et nous n'avons aucune trace de l'hantavirus", écrit Roland, isolé avec sa femme Julia dans une chambre à pression négative, utilisée pour éviter la propagation de maladies infectieuses.


Mais il avoue que la mise en confinement a été difficile à vivre : "Nous avons été brutalement confinés. (...) Partis entre Français en petit bus du bateau, puis dans l’avion tous ensemble, à notre arrivée [à Paris] une ambulance du SAMU par personne nous attendait. Chacune entourée de motards et sirènes hurlantes, pas rassurant."

Le couple espère une réévaluation par le ministère de la Santé

Depuis bientôt un mois, le couple vit au rythme des examens médicaux dans des conditions sanitaires difficiles. Interdiction par exemple de prendre une douche ou d'utiliser les toilettes lors de leur arrivée à l'hôpital. Ils subissent également un contrôle de santé toutes les six heures, jour et nuit. "Il y a un côté carcéral", confesse-t-il.


C'est seulement après 21 jours d'isolement qu'ils ont pu enfin sentir l'air de l'extérieur pour une sortie dans la cour de l'hôpital. Les visites sont autorisées, mais là encore, sous des conditions très strictes : les visiteurs doivent porter un équipement de protection complet ou bien parler avec les confinés à travers un hublot. "Mais nous n’avons pas encouragé ces visites qui compliquent la vie de tout le monde", témoigne-t-il à RTL.

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Roland et sa femme gardent le moral, même si le temps commence à sembler long, confie-t-il. Ils espèrent désormais une réévaluation de leur situation par le ministère de la Santé pour pouvoir terminer l'isolement chez eux, dans leur maison de campagne en Indre-et-Loire. "Nous avons toujours considéré qu’une quarantaine/confinement de 42 jours était raisonnable en l’état actuel des connaissances, mais pas à l’isolement intégral.", conclut-il.

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