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"Du lutétium-177 utilisé pour la radiothérapie" : un homme contaminé par un produit radioactif dans un hôpital de Lyon

Un employé d'un hôpital de l'agglomération lyonnaise s'est retrouvé par accident au contact d'une goutte d'un produit radioactif. La personne et les locaux doivent être décontaminés.

Un infirmier pousse un brancard dans un couloir du service des urgences de l'hôpital universitaire Pellegrin, en pleine vague de chaleur à Bordeaux, le 23 juin 2026.

Crédit : Philippe LOPEZ / AFP

AFP

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Un employé d'un hôpital des Hospices Civils de Lyon (HCL) a été contaminé par une goutte d'un produit radioactif utilisé dans le traitement des cancers, un "incident" classé 2 sur une échelle de 7 par l'autorité de sûreté nucléaire mercredi. À ce jour, seuls deux accidents ont été classés niveau 7 : les catastrophes des centrales nucléaires de Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011.

Le 13 mai aux hôpitaux Est des HCL à Bron, dans l'agglomération lyonnaise, lors de la "rupture accidentelle", dans une "enceinte protégée", d'un "porte-flacon plombé" contenant du lutétium-177 utilisé pour la radiothérapie, "une goutte a été reçue par le travailleur", écrit l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) dans un communiqué. L'ASNR n'est pas qualifiée pour évoquer les risques éventuels pour la santé de la personne contaminée, a-t-elle fait savoir.

Défaillance importante des mesures de radioprotection

L'hôpital a immédiatement mis en œuvre "la prise en charge et la décontamination de la personne et des locaux", et a conclu au "dépassement, en une fois" de la limite annuelle règlementaire d'exposition professionnelle", selon l'ASNR. 

L'hôpital "a réalisé une analyse structurée de l'incident et défini des actions correctives et préventives", assure l'ASNR qui "mènera une inspection pour s'assurer de leur effectivité". Elle a classé l'"incident" au niveau 2 de l'échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES, pour son sigle en anglais), graduée de 0 à 7. Pour l'ASNR, un événement classé 2 (très rare, contrairement aux niveau 0 et 1) est considéré comme un incident mais il traduit, en milieu hospitalier, une défaillance importante des mesures de radioprotection, soit pour le personnel, soit pour les patients. 

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Dans son rapport annuel de 2025, l'autorité avait jugé que "l'état de la radioprotection" dans le domaine médical se maintenait "à un niveau satisfaisant" en France mais que ce constat devait "être nuancé au regard de fragilités récurrentes constatées (...) et de situations dégradées." Elle note aussi "la survenue d'événements significatifs témoignant d'un manque de culture de radioprotection", notamment des "dépassements de valeurs limites de doses pour des praticiens" mais aussi "des cohortes de patients ayant reçu des doses significativement supérieures à celles attendues en radiologie conventionnelle et interventionnelle". 

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