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Contraceptifs au désogestrel : pour ce gynécologue sur RTL, il ne faut "surtout pas" aller chez le médecin immédiatement, le risque de méningiome est "infinitésimal"

Le risque de développer un méningiome reste "très faible" pour les personnes ayant pris des contraceptifs à base de désogestrel d'après le gynécologue Geffroy Robin sur RTL jeudi 10 septembre.

Des pilules contraceptives (illustration)

Crédit : iStock / Getty Images Plus

Pilule contraceptive : un risque "infinitésimal" d'avoir une tumeur au cerveau, assure le Dr Geffroy Robin

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Ce sont des milliers de femmes qui vont être alertées. L'agence du médicament a annoncé ce jeudi 10 septembre que les personnes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette, etc) vont recevoir un courrier les informant d'un risque accru de développer un méningiome.

Pour Geffroy Robin, gynécologue au CHU de Lille et secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, il ne faut "pas du tout" s'inquiéter. "Ce risque en fait, il est déjà connu. Il y avait une publication qui est sortie il y a à peu près un an et demi. Et ça reste un risque qui est extrêmement faible en valeur absolue. C'est un cas pour 70.000 femmes exposées. Donc, c'est vraiment quelque chose qui va être extrêmement rare", continue-t-il sur RTL.

Concrètement, les risques augmentent plus cette pilule est consommée. "Il est notamment multiplié par 1,7 au-delà de 5 ans d'utilisation et il est multiplié par 2 au-delà de 7 ans", détaille à RTL la docteure Isabelle Yoldjian, porte-parole de l'ANSM, tout en ajoutant que le risque reste "très faible". Les symptômes à potentiellement surveiller pour un méningiome sont des maux de tête persistants, des troubles visuels ou encore une faiblesse musculaire. 

"Un risque qui est extrêmement faible"

Mais outre ces symptômes, il n'est "surtout pas" nécessaire de se rendre tout de suite chez son médecin en recevant ce courrier pour le gynécologue Geffroy Robin. "On est vraiment dans une situation d'un risque qui est extrêmement faible. Et en médecine, quand on prescrit un médicament, alors par exemple pour traiter l'endométrie ou l'endométriose symptomatique, pour traiter des règles hémorragiques chez des femmes", détaille-t-il.

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Ajoutant : "Ces traitements à base de désogestrel fonctionnent extrêmement bien et ont sauvé la vie de beaucoup de femmes. Il faut toujours se mettre dans une situation de rapport balance bénéfices-risques. Les bénéfices sont réels : la qualité de vie d'une femme est améliorée, les symptômes ont disparu. Et de l'autre côté, vous rajoutez juste dans les risques, un risque qui est infinitésimal d'avoir une tumeur bénigne, cérébrale, qui dans l'immense majorité des cas, d'ailleurs, ne nécessite pas d'intervention chirurgicale".

Alors pourquoi envoyer un tel courrier si le risque est minime ? Pour le gynécologue, il y a sûrement une "espèce d'implication un peu médico-légale, parce que cet effet secondaire jusqu'à présent n'était pas du tout stipulés sur les notices de ces pilules". Au final, ce courrier est envoyé pour mentionner un effet indésirable supplémentaire qui sera normalement marqué sur toutes les notices dans un an. 

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