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La FFF retire son soutien à Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la Fifa

Philippe Diallo et le comex de la Fédération ont acté le retrait du soutien de la France à Gianni Infantino jeudi 10 septembre, même si le pays s'interroge toujours sur une candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2038.

Le président de la FFF Philippe Diallo et celui de la Fifa Gianni Infantino.

Crédit : AFP

Pourquoi la FFF lâche Gianni Infantino ?

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La rédaction numérique de RTL & Philippe Sanfourche & Gabriel Joly

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La Fédération française de football lâche officiellement Gianni Infantino. Comme attendu, l'instance présidée par Philippe Diallo a annoncé retirer son soutien au présidence de la Fifa, seul candidat à sa réélection, jeudi 10 septembre. Depuis la levée de boucliers provoquée par la révélation de son projet, finalement avorté, d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés, le dirigeant italo-suisse de 56 ans en poste depuis 2016 est dans la tourmente.


"Si, initialement un soutien avait été apporté au président de la Fifa, alors seul candidat à sa succession, les conditions de ce soutien ne sont désormais plus réunies", écrit la FFF dans un communiqué. "Aujourd’hui, si, grâce à une réaction concertée au sein de l’UEFA en lien avec plusieurs autres confédérations, ce projet a définitivement été abandonné, la question de la gouvernance de la Fifa ne peut être considérée comme réglée".

En coulisses, cela faisait d'ailleurs plusieurs mois que la "3F" et son président Philippe Diallo fulminaient contre lui et ses dérives autocrates, entre le prix de la paix de la Fifa décidée en catimini et remis à Donald Trump le jour du tirage au sort du dernier Mondial, ou encore l'annulation d'une suspension accordée à l'Américain Folarin Balogun durant la compétition, sur demande personnelle du président des États-Unis.

"Une transformation en profondeur de la gouvernance de la Fifa"

La FFF appelle d'ailleurs à "une transformation en profondeur de la gouvernance de la Fifa, afin de restaurer la confiance, de renforcer la transparence et de garantir l’indépendance et l’exemplarité de l’instance dirigeante du football mondial".

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"Le sport jouit d'une forme d'autonomie par rapport à la sphère politique qui fait qu'on a confiance en lui. C'est quelque chose d'essentiel de faire en sorte que cette sphère du football puisse être préservée de tout interventionnisme", alertait déjà Philippe Diallo sur RTL, cet été.

Lui et son comex ont donc tranché ce jeudi, prenant cette décision de façon collégiale et à l'unanimité, comme plusieurs autres fédérations européennes, dont la Suède, l'Écosse, l'Italie et la Belgique. Et ce, même si la France s'interroge toujours sur une candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2038.

S'il est pour l'instant l'unique prétendant pour le scrutin prévu le 18 mars 2027 à Rabat, Gianni Infantino est plus que jamais contesté.

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