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Arrêter de fumer sans grossir : Jimmy Mohamed explique pourquoi ce n'est pas forcément une question de volonté

Au moment d'arrêter de fumer, la peur de grossir freine beaucoup de fumeurs. Pourtant, la prise de poids n'est pas systématique : elle peut s'anticiper en bougeant davantage et en adaptant correctement le dosage en nicotine.

Une personne éteignant sa cigarette. (Illustration)

Crédit : ANNA-MARIA AREVALO / AFP

Le signe d'un manque de nicotine : Jimmy Mohamed donne des conseils pour arrêter de fumer sans prendre du poids

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Le signe d'un manque de nicotine : Jimmy Mohamed donne des conseils pour arrêter de fumer sans prendre du poids

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Jimmy Mohamed

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Nombreuses sont les personnes à vouloir arrêter de fumer, mais une inquiétude les retient : la peur de grossir. Cette crainte est fréquente au moment du sevrage tabagique, car la nicotine ne crée pas seulement une dépendance. Elle a aussi un effet coupe-faim. C'est ce qui explique en partie pourquoi les fumeurs ont, en moyenne, un poids inférieur à celui des non-fumeurs.

Cela ne veut évidemment pas dire que fumer est une solution pour perdre du poids. En revanche, il faut comprendre ce qui se passe au moment de l'arrêt du tabac pour éviter de subir cette période et mieux l'anticiper.


Premier point : un léger rattrapage peut survenir après l'arrêt de la cigarette. Autrement dit, quelques kilos peuvent apparaître, correspondant au poids que le corps aurait eu en temps normal sans l'effet de la nicotine sur l'appétit.

Cette prise de poids n'est pas forcément massive, ni inévitable. Elle peut être limitée si l'on agit sur un levier simple : la dépense énergétique. Bouger davantage aide à compenser cette phase de transition. Cela peut passer par des gestes très concrets du quotidien : prendre les escaliers, marcher plus souvent, reprendre une activité physique ou profiter du fait que l'on respire mieux pour retourner au sport.

Les envies de manger peuvent traduire un manque de nicotine

Autre point essentiel : avoir envie de manger en permanence après avoir arrêté de fumer n'est pas seulement une question de gourmandise ou de volonté. Cela peut être le signe d'un manque de nicotine.

Le repère donné est simple : une cigarette correspond à environ 1 mg de nicotine. Une personne qui fumait 20 cigarettes par jour a donc, en première approche, besoin d'un patch dosé à 21 mg. Si malgré cela les envies de manger restent très présentes, il peut être nécessaire d'augmenter les doses de nicotine pour mieux couvrir le besoin.

L'idée est claire : pour éviter de compenser par la nourriture, il faut être correctement substitué. La nicotine, dans ce cadre, n'est pas présentée comme dangereuse. Un surdosage se repère assez facilement, notamment par de l'irritabilité.

Bien doser son sevrage tabagique

Le message est donc double pour celles et ceux qui veulent arrêter de fumer sans grossir : accepter qu'un petit rattrapage soit possible, tout en mettant en place des solutions concrètes pour le limiter. L'activité physique joue un rôle important, mais le bon dosage des substituts nicotiniques est tout aussi central.

Si les fringales deviennent permanentes après l'arrêt du tabac, il ne faut pas seulement regarder du côté de l'alimentation. Il faut aussi se demander si le besoin en nicotine est correctement couvert. Dans tous les cas, mieux vaut en parler avec son médecin.

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