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Deux enfants qui se prennent dans les bras. (Illustration)
Crédit : Pixabay
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La gentillesse n'a pas seulement une portée sociale ou morale. Elle pourrait aussi avoir des effets très concrets sur la santé. C'est ce que suggèrent plusieurs études, qui relient les comportements altruistes à une baisse du stress, à une meilleure régulation cardiovasculaire et à une diminution de certains marqueurs inflammatoires.
Un exemple concerne des patients souffrant d'hypertension artérielle. Des chercheurs les ont répartis en deux groupes et ont remis à chacun 40 dollars. Consigne donnée : utiliser cette somme librement, soit pour soi-même, soit pour quelqu'un d'autre, sous forme de cadeau ou de don. À l'issue de l'étude, les personnes qui avaient donné l'argent présentaient une tension artérielle plus basse que celles qui l'avaient gardé pour elles.
Une piste avancée pour expliquer ce résultat tient au stress. Le fait d'être gentil agirait comme un tampon face aux tensions du quotidien. L'organisme activerait davantage les mécanismes qui font baisser la pression artérielle et freinerait ceux qui la font monter. En parallèle, une diminution du stress s'accompagnerait d'une baisse du cortisol, l'hormone souvent associée aux situations de tension, avec à la clé une meilleure régulation cardiovasculaire.
Cette idée ne doit pas conduire à abandonner un traitement contre l'hypertension. Le message est clair : la gentillesse peut accompagner une meilleure santé, pas remplacer une prise en charge médicale.
Autre résultat mis en avant : une vaste étude montre que les personnes qui font du bénévolat quatre heures par semaine présentent un risque de mortalité inférieur de 20% à celui de celles qui n'en font jamais. Autrement dit, aider les autres de manière régulière pourrait aussi s'inscrire dans une logique de prévention et de mieux-être durable.
Les bénéfices ne se limiteraient pas au système cardiovasculaire. Une autre étude, menée cette fois auprès de lycéens, a comparé deux groupes : l'un aidait des enfants à l'école primaire, l'autre ne faisait rien de particulier. Les chercheurs ont ensuite réalisé des prises de sang. Résultat : chez les adolescents engagés auprès des plus jeunes, certaines molécules liées à l'inflammation avaient diminué.
Ces travaux suggèrent aussi un effet sur le moral. Une étude indique qu'il suffirait de sept jours de gentillesse pour commencer à ressentir davantage de bonheur. Et plus les petits actes du quotidien se multiplient, plus l'effet serait marqué.
Comment l'expliquer ? Les mécanismes précis ne sont pas encore totalement élucidés. Mais plusieurs pistes biologiques existent. Être gentil stimulerait notamment l'ocytocine, souvent présentée comme l'hormone de l'attachement. Cela activerait aussi le système de la récompense, avec la dopamine, et favoriserait la libération d'endorphines, ces molécules capables de soulager naturellement la douleur.
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