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Vladimir Poutine à Brégançon : pourquoi la Russie est-elle exclue du G7 ?

ÉCLAIRAGE - Emmanuel Macron invite Vladimir Poutine, au Fort de Brégançon ce lundi 19 août. Une rencontre très attendue visant à aborder les dossiers diplomatiques de la rentrée, à une semaine de la tenue du G7 à Biarritz.

Vladimir Poutine, le 22 février 2018
Vladimir Poutine, le 22 février 2018 Crédit : Yuri KADOBNOV / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Une rentrée hautement diplomatique. Emmanuel Macron se rendra au sommet du G7 à Biarritz, les 24 et 25 août prochain. Mais avant cela, le président de la République a déjà rempli son agenda. Et pour cause, il reçoit Vladimir Poutine au Fort de Brégançon ce lundi 19 août.

En désaccord sur de nombreux dossiers, les relations, à la fois franches et tendues, entre les deux chefs d'État n'ont jamais été interrompues. À Versailles, devant un Vladimir Poutine impassible, Emmanuel Macron avait critiqué publiquement la répression des homosexuels en Tchétchénie et l'ingérence des médias russes, Russia Today et Sputnik, dans la campagne électorale

Mais pour Emmanuel Macron, cette rencontre est consacrée à la "realpolitik" assumée. C'est pourquoi le président français accueille Vladimir Poutine en "voisin important", incontournable dans les conflits en cours, une façon de pallier l'absence de Moscou au sommet du G7. "On ne fait de politique qu'avec des réalités", a souligné l'Élysée, citant de Gaulle.  

Emmanuel Macron a-t-il raison de recevoir Vladimir Poutine au fort de Brégançon ?
Nombre de votes : 6250 *Sondage à valeur non scientifique

L'annexion de la Crimée en 2014

La Russie ne participera pas au sommet du G7, car elle en a été exclue. Plus précisément, le pays dirigé par Vladimir Poutine a été exclu du G8, devenu depuis G7. Pourquoi ? Cette décision est la conséquence directe de l’annexion de la Crimée par la Russie, en 2014

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Le point de départ de cette crise a été la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, le 22 février 2014. Cet événement a provoqué des tensions qui n'ont eu de cesse de s'intensifier entre pro-russe et pro-européen. Quelques jours plus tard, le 27 février, des dizaines d'hommes armés prennent possession du Parlement et feront flotter le drapeau russe au-dessus de l’institution. 

En mars, un référendum est organisé en Crimée. 96,6% des votants souhaitent un rattachement à la Russie. En Ukraine, ainsi qu'en Europe, la légitimité de ce référendum est remise en cause. Le 18 mars 2014, Moscou officialise l'annexion de la Crimée. 

Une réunion d'urgence organisée

En réponse à cette crise, Barack Obama convoque une réunion en urgence, aux Pays-Bas, avec les représentants de 53 pays. "À l'issue d'une heure et demie d'une discussion 'intense' et 'unitaire', selon les termes du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, les Sept ont décidé que le sommet du G8 prévu en juin à Sotchi, nouvelle vitrine de la Russie, sera remplacé par un G7, à Bruxelles", expliquait alors Le Figaro.

La Russie dispose d'intérêts stratégiques dans cette région. En effet, elle y possède une base militaire ainsi qu'une flotte russe. Elle avait d'ailleurs signé un bail avec l'Ukraine afin de continuer à bénéficier de sa base navale historique, en 1995 et en 1997. Le pays dirigé par Vladimir Poutine bénéficie ainsi d'une ouverture sur la mer Noire et aussi la Méditerranée. En 2008, la présence militaire russe était évaluée à 10.000 hommes, rappelait le site de RFI

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